martedì 3 settembre 2019

SIMENON SIMENON. SIMENON ET LA CRAVATE

A propos d’un livre où est évoqué le romancier


SIMENON SIMENON. SIMENON E LA CRAVATTA
A proposito di un libro dove viene evocato il romanziere
SIMENON SIMENON. SIMENON AND THE TIE
About a book in which the novelist is evoked





Des photos de Simenon, j’en ai vu passer des centaines ; malgré cela, je n’ai jamais pu définir sa méthode d’habillement : un jour une cravate, un jour un nœud papillon et très souvent, surtout les dernières années, une cravate-lacet.
Je ne me suis pas attardé sur le sujet, car j’avais l’impression que le choix de Simenon était dicté par les circonstances, le lieu et surtout son humeur du jour. Jeune reporter à La Gazette de Liège, il portait la cravate, noblesse oblige, n’est-ce pas, Monsieur Demarteau ? Plus tard, la gloire venue, il portait souvent le nœud papillon, encore qu’à Cannes on l’ait vu en cravate.
Pas facile donc de trouver une ligne claire d’habillement. Pourtant, il semble que je me suis trompé ; certaines personnes ont donné une importance réelle au choix de la cravate, qu’elles soient bien informées ou alors d’une inventivité extraordinaire ; toujours est-il qu’une d’entre elles, un certain Nicolas Ancion, a commis un roman sur le sujet.
Ce livre, édité en 2012 chez Didier à Paris dans la collection Mondes en VF, porte le simple titre La Cravate de Simenon. Cela n’a rien d’une biographie, mais certains détails nous font penser que l’auteur est bien informé. Je cite : « (Mon père) me disait que le goût de la lecture lui était venu sur le tard, alors qu’il faisait un stage à la comptabilité d’un journal local. Dans la salle de rédaction, à côté de la bibliothèque, une vieille cravate était suspendue à un clou… On avait expliqué à mon père que cette cravate en soie, bleue à fines rayures grises, était le porte-bonheur de la rédaction. Quand il était tout jeune, Georges Simenon, qui n’écrivait pas encore de romans, avait travaillé au journal…portant cravate. Il avait fini par l’enlever dès qu’il arrivait à la rédaction et l’enfiler lorsqu’il partait en reportage. Plus tard en partant pour Paris il avait oublié cette cravate qui pendait à un clou. ».
Le reste du roman est de la même veine et fait constamment allusion à Simenon. Passent en revue les romans populaires, la mère, l’hôpital et même la maladie du père, celui de Ancion bien entendu, mais quand même entre fiction et réalité il n’y a qu’un pas ! Alors, tout inventé ou partie de réalité ? Je ne m’y retrouve pas. Empruntez ce roman à la bibliothèque du coin ou achetez-le, il est bon marché, c’est un livre pour enfants scolaires désirant, ou devant, apprendre le français. En d’autres mots, faites-vous votre propre opinion.


Philippe Proost

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