mercoledì 24 gennaio 2018

SIMENON SIMENON. PINTER, L'ILLUSTRATORE PERFETTO IN MOSTRA A TORINO



Le immagini del famoso illustratore in un'eccezionale mostra che durerà tre mesi.

SIMENON SIMENON. LE GRAND PINTER EN EXPOSITION À TURIN
Les images du célèbre illustrateur dans une exposition exceptionnelle qui durera trois mois 
SIMENON SIMENON. THE GREAT PINTER ON EXHIBITION IN TURIN
The famous illustrator’s images in an exceptional exhibition that lasts for three months


Chi ci segue da qualche anno, conosce la nostra predilezione per le illustrazioni di Ferenc Pintér. Non solo dalla presenza del box qui a destra, ma soprattutto per il continuo ricorso che facciamo alle sue varie interpretazioni del commissario Maigret (ma non solo!), dai tratti essenziali e incisivi, incantati da quel saper colpire con i suoi colori il cuore dell'atmosfera giusta, quella dei Maigret di Simenon... Dicevamo che li usiamo come illustrazione dei nostri post, ma addirittura (e speriamo che ce ne perdoni!) facendo talvolta dei patchwork delle sue illustrazioni... Il fatto che la nostra predilezione sia così pervicace va ricercata nella modernità dei tratti di Pinter che, di pari passo al linguaggio asciutto e ritmato di Simenon, si serviva di pochi tratti per delineare le espressioni di un personaggio e di qualche macchia di colore per creare un'atmosfera. Sempre con discrezione, ma con una creatività e un'attenzione ai particolari e alle inquadrature inusuali che fecero unico il linguaggio pittorico di Pinter.
"Illustratore perfetto"  non è una nostra esagerata attribuzione a Pinter, ma bensì il titolo di una mostra che s'inaugura oggi a Torino e andrà avanti per ben tre mesi fino al  22 aprile e metterà in campo ben centocinquanta opere... tavole a colori, schizzi in banco e nero, chine e layout... insomma  gli appassionati troveranno pane per i loro denti. 
Quante volte, prendendo un Maigret serie Mondadori, prima di iniziare a leggere ci siamo soffermati sulla copertina di Pinter, sognando su quelle illustrazioni che ci raccontavano di pennellate e tratti della pittura del XX secolo, che nelle sue opere si sublimavano, filtrate dalla sua particolare sensibilità. Pinter creava illustrazioni che piacevano a tutti, ma che ad osservarle bene non erano mai banali e contenevano  una sotto-traccia, una sorta di fil rouge che ci portava a scoprire aspetti a prima vista sfuggiti, come se fosse possibile una seconda lettura che andava aldilà della rappresentazione di questo o di quel soggetto. Una profondità che creava un'incisività e degli strati che raccontavano una storia che partiva dalla copertina e arrivava ai confini della nostra immaginazione.
Bene a Torino, tutto questo sarà ben visibile e riscontrabile al Museo Ettore Fico . I fortunati che potranno e vorranno visitare questa esposizione potranno avere tutte le informazioni del caso rivolgendosi ai numeri telefono : 011.853065 ­- 011.852510 - o al sito del museo: www.museofico.it oppure anche scirvendo alla casella di posta elettronica: info@museofico.it   

martedì 23 gennaio 2018

SIMENON SIMENON. LA FAUTE DU COMMISSAIRE SIMENON

Les traces de l'affaire Stavisky dans les romans Maigret 

SIMENON SIMENON. L'ERRORE DEL COMMISSARIO SIMENON 
Le tracce dell'affare Stavisky nei romanzi Maigret 
SIMENON SIMENON. COMMISSAIRE SIMENON'S MISTAKE 
Hints of the Stavisky case in the Maigret novels 



Comme l'écrit si bien Pierre Assouline, Simenon a été un "grand reporter, mais un petit détective". Si, dans les reportages qu'il a ramenés de ses voyages autour du monde, il a su dépister les faux-semblants sous les dorures du colonialisme, et dénoncer les pièges de l'exotisme, les quelques fois où il s'est essayé au journalisme d'investigation ont montré que n'est pas Rouletabille qui veut…  
Nous voulons parler de l'affaire Stavisky, où, selon les dires de ses biographes, Simenon s'est surtout couvert de ridicule. Rappelons brièvement le contexte de cette histoireEn décembre 1933, une retentissante affaire d'escroquerie éclate, dans laquelle est impliqué un certain Alexandre Stavisky, qui a déjà derrière lui un passé scabreux. Au moment où le pot aux roses est découvert, Stavisky s'est enfui, et au début janvier 1934, les gros titres de la presse réclament une enquête, car on suppute des complicités dans les hautes sphères de la politique. On finit par retrouver Stavisky, mais c'est sur un cadavre que bute la police. La thèse officielle est qu'il y a eu suicide, néanmoins personne ne veut y croire. Déchaînement de la presse, démission du gouvernement en place, puis émeutes du au 9 février, qui se soldent par une quinzaine de morts. Le 20 février, on retrouve le corps d'Albert Prince sur une voie ferrée, près de Dijon. Prince était un magistrat chargé de rédiger un rapport sur Stavisky. Accident ? Suicide ? Meurtre ? Tandis que le Quai des Orfèvres enquête de son côté, Jean Prouvost, directeur du journal Paris-Soirdécide que la presse doit aussi s'occuper de cette affaire. Et à qui confier l'enquête, si ce n'est au plus fin limier alors en vogue ? Pour Prouvost, c'est Maigret qu'il faut convoquer. Alors il appelle Simenon… Comme le dit Assouline, "Simenon relève le défi. Pour la gloire, la publicité, l'argent. Par tempérament et par goût du risque." Après tout, c'est le romancier qui a créé Maigret, ce commissaire à l'intuition si aiguisée, et pourquoi lui, Simenon, ne pourrait-il faire preuve de la même intuition ? Il se lance donc à corps perdu dans l'enquête, et se laisse embobiner dans une histoire de règlements de comptes dMilieu… Le "détective" publie onze articles dans Paris-Soir, "un fatras d'approximations et de conclusions hâtives", dixit Assouline. De son côté, la police a conclu à un assassinat politique, bien que le commissaire Guillaume (eh oui, le "modèle" de Maigret…), lui, ait penché pour la thèse du suicide. Peut-être ne saura-t-on jamais la vérité, mais ce qui est sûr, c'est que Simenon ne s'est pas couvert de gloire dans cette aventure… Ce n'est donc pas étonnant si le romancier ne fait que quelques très brèves allusions à cet épisode dans ses textes autobiographiques, et qu'il n'en a pas tiré matière à roman. Encore que… nous allons voir qu'il est resté quelques traces de cette histoire dans des romans Maigret. 
L'allusion la plus explicite se trouve dans Maigret chez le coroner, écrit quinze ans après les faits. L'enquête de ce roman tourne autour d'une histoire de cadavre découvert sur une voie ferrée, et ce contexte amène tout naturellement à rappeler l'affaire de Dijon. C'est Harry Cole, le gars du FBI, qui dit à Maigret: "Vous avez eu une affaire de ce genre-là en France, n'est-ce pas ? Un magistrat qui a été trouvé mort sur une voie de chemin de fer. Comment l'appelait-on ? - Prince ! grommela Maigret avec humeur. [..] - Comment s'est-elle terminée ? - Cela ne s'est jamais terminé. Vous avez votre idée ? Il l'avait, mais il préférait ne pas la dire, car son opinion sur l'affaire lui avait valu assez d'ennuis et d'attaques d'une partie de la presse." Etrange transfert, de la part du romancier, de son propre vécu à celui de son héros. Mais une façon de faire qu'on retrouve plusieurs fois au cours de la saga… 
On peut également se demander si la "disgrâce" dont Maigret fait l'objet dans La maison du juge, et qui le contraint à l'exil forcé en Vendée, est une allusion discrète à l'affaire Stavisky. Rien dans le texte n'est explicitement dit à ce propos, et on devra attendre le roman Maigret chez le ministre, qui traite justement d'une affaire sur les dessous de la politique, pour retrouver une allusion à l'exil de Luçon. Il y est dit que le commissaire, avait dû passer en conseil de discipline, suite à une "affaire politique" dans laquelle il "avait agi exactement comme il devait le faire, s'était conduit, non seulement en honnête homme, mais selon son strict devoir de fonctionnaire". Même si bien plus tard, dans l'antépénultième roman de la saga (Maigret et l'homme tout seul), le romancier raconte que c'est au cours de la deuxième guerre mondiale que Maigret a été exilé en Vendée (comme Simenon lui-même avait alors vécu un "exil vendéen" à la même période…), rien ne nous empêche d'imaginer que c'est bien à l'affaire Stavisky que le romancier pensait lorsqu'il écrivit La maison du juge en janvier 1940, soit six ans après les événements… 

Murielle Wenger 

lunedì 22 gennaio 2018

SIMENON SIMENON. A BIZARRE MENAGERIE

About the cat and parrot characters in a roman dur

SIMENON SIMENON. UNE MENAGERIE BIZARRE 
Sur les personnages du chat et du perroquet dans un roman dur 
SIMENON SIMENON. UN BIZZARRO MENAGE
I personaggi del gatto e del pappagallo in un romans dur

French literature has a famous cat—Colette’s Saha in The Cat—and parrot—Flaubert’s Loulou in The Simple Heart. Now, I’ve met Joseph the cat and Coco the parrot in Simenon’s The Cat. Georges had at least one cat—he called it Molécule—and his mother had a parrot—was it called Christian since her beloved son brought it to her from the Congo? These pets perhaps factored into the writer’s unique animal-bird pairing as ‘characters’ in his novel. 
With “its eyes half-closed, Joseph “spies on” Coco the same way Emile keeps track of Marguerite. With “its big round eyes,” Coco “watches” Joseph in the same way Marguerite keeps track of Emile. “Distrusting each other as well, the cat and the parrot, settled for observing each other from a distance, [but] not without a certain respect.” 
Joseph delights Emile, but annoys Marguerite. To him, he is a “faithful companion, but to her, he is a “vulgar alley cat. The living Joseph inspired a kind of superstitious fear in her” as he followed her around, staring at her fixedly, as if searching to understand what she was going to do to him and his master.” Thus, every time he rubbed up against her, she screamed and kicked it away.” In fact, Marguerite’s objection to Joseph being named after a saint leads to the couple’s “first conflict.” 
Predictably, Coco delights Marguerite, but annoys Emile. She looks at it ‘tenderly” and talks to it “like a lover or a son.” Even dead and stuffed, she treats it as if it were still alive. In contrast for Emile, “the house resounded with its piercing shrieks and he is forced to leave the house whenever “it’s time to give Coco a little exercise.” 
Antagonists in their lifetimes, Joseph and Coco play different roles in death. Aggravated Marguerite poisons Emile’s cat Joseph, so it dies. Vengeful Emile plucks the feathers off her parrot Coco, so it dies. He pitches his dead cat into a trash can, but she restores her stuffed parrot to its cage, and so “the game had just begun.” 
Joseph soothes Emile and harasses Marguerite only up until its death, but Coco harasses Emile and soothes Marguerite increasingly after its death. In fact, Emile finds “the dead parrot was more troublesome than the living one,” for he “never gets accustomed to its [now] noiseless presence” with ‘its mysterious and threatening expression.” Comparing himself to the “frozen parrot” with its “eyes of glass,” he feels as though he, too, is becoming Marguerite’s “pet animal.” 
Thus, Simenon presents a truly unique and remarkable quartet with Joseph purring on Emile’s knee and Coco rubbing against Marguerite’s cheek, and then divides it into two competitive teams. But “they were equals, so the game—or the war—goes on and onWhat’s more, after the pets die, actually because they die, the conflict escalates to become the humans’ whole life, with husband and wife mirroring their pets’ behavior. Neither gives in and leaves; that would be a “victory” for the other. Each is just waiting for the other to die: “You will go before me.” So, the man and the woman continue on for years, playing their cat and parrot game. 

David P Simmons