martedì 11 dicembre 2018

SIMENON SIMENON. LA STORIA DI UNA LETTERATURA CHE SEDUCE IL CINEMA

Circa sessanta film prodotti in vari paesi dai suoi romanzi, Anche questo quasi un record?

SIMENON SIMENON. L'HISTOIRE D'UNE LITTERATURE QUI SEDUIT LE CINEMA
Environ soixante films tirés de ses romans et produits dans divers pays. Ceci aussi est-il presque un record?
SIMENON SIMENON. THE STORY OF A LITERATURE THAT SEDUCED FILMMAKING
Around sixty films were drawn from his novels and produced in various countries. Is this almost a record as well?





La storia. Aldilà della sua ambientazione, quali che siano i protagonisti e i personaggi, che la vicenda sia drammatica, divertente, ironica, realistica o fantastica, indipendentemente dallo stile con cui viene scritto, un romanzo racconta essenzialmente una storia. Certo, la qualità degli elementi che abbiamo citato fanno poi la differenza tra un buon romanzo, uno mediocre ed uno illeggibile.
Ma la storia, quella vicenda che come un solco viene scavato dall'autore, sui cui s'incamminano i personaggi e dove poi s'incanalano finanche i lettori, è un elemento che, più o meno importante (quante volte abbiamo letto i critici scrivere "...non è la storia quel che conta, in questo romanzo vale invece...")... beh, comunque la storia caratterizza non certo secondariamente l'opera.

Ciò detto, sono proprio le storie che Simenon racconta a costituire la prima e più immediata seduzione per il mondo del cinematografo. Prima di innamorarsi di un personaggio, prima di restare ammirato dall'atmosfera, prima di bearsi tra le dinamiche psicologiche interpersonali, il produttore che decide di fare un film, vuole assolutamente che la storia gli piaccia. 
E visto che dai romanzi di Simenon sono stati tratti una sessantina di film (delle serie televisive ne parleremo un'altra volta), le storie simenoniane devono essere piaciute molto ai produttori cinematografici (parliamo di "produzione" ma ovviamente intendiamo anche registi e sceneggiatori) sin dai primi degli anni trenta fino a quelli dei giorni nostri.
Certo alcuni film sono stati un grande successo, altri meno, alcuni hanno conservato una fedeltà allo spirito o alla lettera dell'opera scritta, altri invece no, qualcuno è stato diretto o interpretato da "star" del mondo cinematografico, alcune produzione sono quasi dei B-movie, ma l'interesse generale per i Maigret come per i romans durs e il numero dei film prodotti, la dice lunga su quanto stretto sia il legame tra le pagine scritte dal romanziere e le produzioni delle case cinematografiche.
Talvolta, magari generalizzando, si sostiene che l'artista riproduce sempre la stessa opera... beh, forse qualche volta sarà vero, nel caso di Simenon alcune tematiche spesso ritornano nei suoi romanzi. Ma ci sembra proprio che l'opera intera presenti una varietà e una diversità di storie. E forse è proprio questa la caratteristica che ha reso possibile che registi assai diversi tra loro possano essere stati attratti ognuno da un tipo di storia che gli permetteva di realizzare il film che aveva in mente. 
E inoltre, il fatto che le nazionalità delle case di produzioni siano così diverse, è un'altro elemento che dovrebbe farci riflettere. Culture diversi e modi diversi di fare cinema, hanno trovato interesse e ispirazione dai romanzi simenoniani. Una conferma, sempre che ce ne fosse bisogno, dell'universalità delle sue opere, come già i suoi romanzi tradotti in oltre cinquanta paesi stavano già a dimostrare. (m.t.)

SIMENON SIMENON. IL Y A 96 ANS…

L'arrivée d'un jeune romancier ambitieux à Paris en 1922 

SIMENON SIMENON. 96 ANNI FA… 
L'arrivo di un giovane romanziere ambizioso a Parigi nel 1922 
SIMENON SIMENON. 96 YEARS AGO 
Arrival of a young ambitious novelist in Paris in 1922 


11 décembre 1922. «Un jeune homme maigre, portant un chapeau à large bord noir sur ses cheveux longs, une lavallière qui s'échappe d'un imperméable de mauvaise qualité, sort de la gare du Nord au milieu de la foule. Le jour n'est pas encore tout à fait levé. Il regarde autour de lui ce premier décor de Paris qu'il ne connaît pas. Il pleut. Les rues sont tristes. Il fait froid. La plupart des passants enfoncent leurs mains dans leurs poches et marchent vite, penchés en avant 
La première phrase d'un roman de Simenon ? Non, mais le début d'une vie de romancier. C'est dans sa dictée Un homme comme un autre que le mémorialiste raconte, plus de cinquante ans plus tard, son arrivée à Paris. Devant la renommée actuelle de Simenon, devant son succès littéraire, on pourrait avoir parfois tendance à l'oublier: c'est un jeune homme de 19 ans, sans beaucoup de ressources financières, qui a décidé, comme tant d'autres, de tenter sa chance dans la ville capitale. Avec pour tout bagage une valise et une ambition dévorante.  
Ce départ à Paris, il l'a voulu. Il a quitté sa place assez confortable dans un journal liégeois; il a quitté sa famille, sans doute sans trop de regrets: une année auparavant, il a perdu son père qu'il adorait, et il ne lui reste que sa mère, qui ne lui cache pas sa préférence pour son frère cadet, et son manque de confiance en son aîné Georges. Au fond de lui-même, il sent qu'il a des potentialités dans l'écriture. Il ne connaît peut-être pas encore très bien ce que sont ces potentialités, mais il sait déjà qu'il veut échapper à la médiocrité, coûte que coûte. Quitte à végéter un temps à Paris. Mais être à Paris est déjà une victoire.  
Débuts difficiles. Il doit assurer un minimum de vie matérielle et de confort, en attendant que Régine puisse le rejoindre. Car elle aussi veut «monter à Paris», seul endroit où elle pense pouvoir percer comme peintre. Mais ce n'est pas pour tout de suite. Ce n'est que trois mois plus tard, en mars 1923, après que Georges ait épousé Régine, que le couple s'installe dans leur premier logis parisien et rudimentaire. Une chambre et un réduit qui sert à la fois de cuisine et de cabinet de toilette. «C'est malpropre, malodorant et minable», raconte Tigy dans ses Souvenirs 
Et pourtant, en comparaison de ce que vit le petit Sim en ce mois de décembre 1922, cela paraît presque luxueux… Retrouvons notre mémorialiste dans sa dictée, lorsqu'il évoque le jeune homme de 19 ans qui sort de la gare du Nord: «Il se met en marche, sans regarder le nom du boulevard. Le premier hôtel devant lequel il s'arrête porte un écriteau: complet. Il en est de même d'un second, puis d'un troisième. […] De temps en temps, il change sa valise de main et il se remet en route vers le sommet du boulevard en pente. Un pont de chemin de fer ou de métro traverse celui-ci, tout au bout, et il tourne à gauche vers Montmartre. Toujours des hôtels, des écriteaux et toujours aussi l'avertissement: complet.» 
Le jeune homme continue sa recherche, et il finit par dénicher, rue Darcet, tout près de la place Clichy, un petit hôtel où on accepte de lui louer une mansarde: «Un lit de fer. Un lavabo en bambou avec une cuvette ébréchée. Deux chaises. Pas de tapis. C'est tout Le prix – 25 francs pour un mois – est dans ses moyens. Après avoir déposé sa valise, il se rend dans un bar et commande un café. «Sur le comptoir, il louche vers un panier plein de croissants croustillants. […] Il se sert, Il mange. Il trouve au croissant un goût merveilleux. C'est enfin un contact agréable avec Paris Selon ce que le mémorialiste raconte, il aura mangé douze croissants à la file.  
Mais ce premier aperçu de Paris, à la fois sordide et déjà savoureux grâce à ces croissants, n'est que le début d'une longue aventure, qui connaîtra bien des hauts et des bas. Surtout des bas au début. Si le petit Sim croit à son ambition, à un avenir plein de promesses, il va devoir lutter de toutes ses forces, se jeter à corps perdu dans une bataille qui était loin d'être gagnée d'avance. S'il réussit à se faire engager quasiment tout de suite comme garçon de courses (lui qui se voyait déjà secrétaire d'un écrivain connu !), il lui faudra d'abord traverser ce terrible Noël solitaire de 1922, dont il gardera toute sa vie un mauvais souvenir.  
Il lui faudra neuf ans de lutte, écrire des milliers de contes, des centaines de romans populaires, découvrir sa voie en inventant un personnage d'enquêteur hors normes, imposer celui-ci à un éditeur mal convaincu, organiser le lancement d'une nouvelle collection par une opération de marketing avant la lettre, pour se retrouver enfin, en décembre 1931, installé dans une villa de la Côte d'Azur, déjà riche grâce aux droits d'adaptation cinématographiques et de traduction de ses premiers romans.  
Le petit Sim, en ce mois de décembre 1922, avait-il assez foi en lui-même pour imaginer une telle réussite ? Osait-il seulement en rêver ?... 

Murielle Wenger 

lunedì 10 dicembre 2018

SIMENON SIMENON. INSPECTOR UNLUCKY GETS LUCKY

Lognon is gunned down in Maigret and the Ghost” and emerges as a hero 

SIMENON SIMENON. L’INSPECTEUR MALCHANCEUX DEVIENT CHANCEUX 
Lognon est abattu dans “Maigret et le fantôme” et il émerge comme un héros 
SIMENON SIMENON. L'ISPETTORE SFORTUMATO DIVENTA FORTUNATO
Lognon è ucciso in "Maigret e il fantasma" e viene considerato un eroe

This new Penguin ‘Maigret presents Inspector Lognon at death’s door. “Seriously wounded in a drive-by shooting, he lies in surgery with “little chance of living.”
A detective very familiar to Maigret fansLognon is generally recognized as “obstinate” and “scrupulous” like “a hunting dog that, once on a trail, never let go.” He has earned two nicknames: Inspector Surly applied by many of his associates because of his “grouchy manner” and Inspector Unlucky applied by Maigret himself because “poor Lognon had a knack for drawing every misfortune upon himself. Nevertheless, having often positively “underlined the man’s merits in his official reports, the Chief Inspector is deeply affected by this crisis. “Because it was about Lognon,” the case “took on a less professional character. ThusMaigret embarks on an exhaustive effort to collar the culprits.
At the same time, sympathetic Madame Maigret becomes deeply involved with Lognon’s wife and discovers Solange not only hypochondriacally obliged her husband into “an impossible existence” caring for her, but also unfairly blamed Maigret for “persecuting” him and blocking his ascension up the police ladder.
While Lognon fights for his life in the hospital, Maigret ferrets out what he had been doing before getting shot: apparently, he was “frequenting a damsel, pretty young maiden in her upstairs apartment. However, figuring the man was no “Don Juan,” Maigret finds that he had actually been there on stakeout “for at least 15 days” without telling anyone. The girl vanished right after the shooting, but with some great detective work, the Chief Inspector eventually traces her. Having fled out of fear for her life, she informs Maigret that Lognon “told me he had never had any luck, but if I helped him, everything was going to change because he was on a very big case.” Maigret agrees: “As
he told you, he doesn’t have any luck… Either someone cuts the grass out from under his feet or he gets taken out as he’s about to carry the day. Maigret deduces that the detective had been spying on some suspicious activity across the street until the criminals spotted him smoking cigarettes at her window and brutally shot him down. Determined to identify the attackers of “a colleague gunned down, Maigret accelerates his investigative efforts. “Wishing all the offices were open day and night,” he shifts “the machine” into high gear. “Above all, hurry up… Get rolling, full speed ahead.” The big man himself is too excited to even eat! Count on this “feverish” Maigret to pull the pieces of the puzzle together, make the arrests, and give the credit to the, at last, recovering victim.
A month later, Lognon leaves the hospital, “more thin than ever, but with a twinkle in his eye” because he “was somewhat of a hero from here on. What’s more, it wasn’t Maigret’s photograph, but his, that the newspapers published.” Ironically enough, during his prolonged surveillance, Lognon had “bragged” to Solange “the papers would soon be publishing his picture on the front page.” He goes off to the country for two months to recuperate, but as Madame Maigret predicted, the convalescing man spends the entire time caring for his wife, who had “no serious illness” at all. 
  
David P Simmons