mercoledì 8 luglio 2020

SIMENON SIMENON. LES MAISONS DE SIMENON

En mars 1941, Simenon s'installe au château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte, où il restera jusqu'en décembre 1942.

Nel marzo 941, Simenon va ad abitare nel castello di Terre-Neuve a Fontenay-le-Comte dove rimarrà fino al dicembre del 1942


In March 1941 Simenon settled inthe Terre-Neuve castle in Fontenay-le-Comte, where he remained until December 1942.


martedì 7 luglio 2020

SIMENON SIMENON. « JE ME DÉLASSE AVEC MAIGRET... »

Le romancier évoque son personnage dans deux interviews 

SIMENON SIMENON. "MI RILASSO CON MAIGRET" 
Il romanziere parla del suo personaggio in due interviste
SIMENON SIMENONI RELAX WITH MAIGRET... 
The novelist talks about his character in two interviews


En décembre 1963, la famille Simenon s'installe à Epalinges. Les préparatifs du déménagement, les soucis familiaux (le déséquilibre de Denyse s'est accentué, et elle fait plusieurs séjours en clinique), tout s'est accumulé au point que le romancier n'a rien écrit entre septembre 1963 (L'Homme au petit chien) et juillet 1964 (Maigret se défend). Une longue pause de dix mois, ce qui est très inhabituel chez lui. Il trouve cependant le temps de donner quelques interviews, dont certaines pour des journaux suisses ; nous vous en proposons quelques extraits. 
La première interview a été publiée en novembre 1963 dans La Nouvelle Revue de Lausanne, à l'occasion de la parution d'un recueil de nouvelles, La Rue aux trois poussins. Simenon explique que certaines des nouvelles du recueil ont été écrites à la fin des années 1930, et que si son style a un peu changé, les thématiques sont encore actuelles. Le journaliste lui demande alors : « À l'époque où vous les avez conçues, vous passiez surtout pour un auteur de roman policier ? » Ce à quoi Simenon répond : « C'est un malentendu ! Je ne me suis jamais considéré comme auteur de romans policiers. Il se trouve que pour gagner ma vie, au lieu d'exercer un second métier, j'ai choisi au début d'écrire des romans populaires, puis des Maigret, et lorsque je suis passé au véritable roman j'ai cessé de faire des Maigret. Mais des lecteurs m'ont reproché d'avoir abandonné ce personnage, et je l'ai repris. Écrire des Maigret, maintenant, ça me délasse, et puis ça me refait la main... » Puis le journaliste lui demande s'il considère les Maigret comme inférieurs à ses autres romans. Réponse de Simenon : « Je ne considère rien comme inférieur ou supérieur. Je pourrais me passer de faire des Maigret si j'avais la force physique d'écrire six romans par an. […] Mais je ne peux pas rester sans écrire. » 
La seconde interview a paru en juillet 1964 dans la Gazette de Lausanne. Après l'avoir interrogé sur son processus créatif, le journaliste demande à Simenon d'expliquer comment il en est arrivé au roman policier : « Au début, après avoir décidé de gagner ma vie en écrivant, j'ai voulu commencer par apprendre mon métier : j'ai écrit des contes et des centaines de romans populaires, J'ai appris ainsi à agencer un livre et surtout à éviter tous les poncifs, pour les avoir rencontrés tant de fois ! Ensuite j'ai pensé que je pouvais passer à un genre semi-littéraire et j'ai commencé la série des Maigret. […] La forme du roman policier est une bonne rampe pour un débutant. Vous avez, en effet, un personnage central tout trouvé, qui peut aller partout, entrer dans toutes les maisons, toutes les familles ; d'autre part, si une partie du roman n'est pas très bien construite, le lecteur continue tout de même, car il veut aller jusqu'au bout pour connaître la fin de l'histoire. » 
Simenon poursuit en disant qu'après les Maigret, il a commencé « à écrire des romans non policiers, ce que j'appelle des romans-romans. Des lecteurs m'ont toutefois écrit pour me reprocher d'avoir laissé tomber Maigret. » Comme dans l'interview de novembre 1963, le romancier remet sur le tapis cette affirmation, selon laquelle c'est à cause des lecteurs déçus qu'il aurait continué à raconter les aventures de son héros. On aimerait pouvoir retrouver ces lettres, qui devraient dater du milieu des années 1930, mais rien ne prouve qu'elles existent encore. Si tant est qu'elles aient existé, et que Simenon n'ait pas donné ce prétexte pour conserver son commissaire, auquel il était attaché bien plus qu'il ne voulait le dire alors... 
Et le romancier de poursuivre dans cette interview : « C'est pourquoi j'ai pris l'habitude d'écrire un Maigret par an, en moyenne. Tenez, je vais bientôt me remettre à écrire, après une assez longue interruption. Avant d'entamer un roman dur, un roman-roman, je vais commencer par un Maigret, pour me faire la main, comme on fait des gammes. » Il fera des gammes avec Maigret se défend, avant d'écrire Le Petit Saint... 

Murielle Wenger 

lunedì 6 luglio 2020

SIMENON SIMENON "REPORT" - MAIGRET (C8) /HERCULE POIROT (TMC): QUI EST LE CHOUCHOU DES TÉLESPECTATEUR?


ToutelaTele - 3/07/2020 - Kevin LheritierCe mercredi 1er juillet de 13h15, la chaîne du groupe Canal+ a proposé trois anciens épisodes de Maigret, interprété par Bruno Cremer. Les trois enquêtes ont fidélisé en moyenne 278.000 fans, soit 3.4% de part de marché et 1.2% auprès des femmes responsables des achats. A noter que sur cette dernière cible, le premier épisode est le plus performant avec 1.6%.
En comparaison, le jeudi 2 juillet sur le même créneau horaire, les intrigues ont fédéré en moyenne 284.000 fidèles, soit 3.6% du public et 0.9% auprès des femmes responsables des achats. Une nouvelle fois, le premier épisode est le plus performant sur cette cible (1.6%). De son côté, TMC misait, mercredi 1er juillet de 13h30 à 18h30, sur des rediffusions de Miss Marple, incarnée par Géraldine McEwan et Hercule Poirot. Les enquêtes ont tenu en haleine en moyenne 288.000 téléspectateurs, soit 3.6% de part de marché et 5.2% auprès des femmes responsables des achats. Sur cette cible, le premier épisode en rediffusion est le plus fort avec 5.6%.
En comparaison, la chaîne du groupe TF1, proposait jeudi 2 juillet trois rediffusions de sa série Hercule Poirot, avec David Suchet. Le célèbre policier belge a séduit en moyenne 228.000 fans, soit 2.9% du public et 2.9% auprès des femmes. Cette fois-ci, le second épisode (15h40-17h25) est le plus performant sur cette cible (3.7%)...>>>

sabato 4 luglio 2020

SIMENON SIMENON "REPORT" - MAIGRET, FIRM ILP SIGNS FIRST-LOOK DEAL WITH BBC STUDIOS

Michael Gambon (ITV/Shutterstock)


Variety - 30/06/2020 - Leo BarracloughNewly formed literary management company International Literary Properties – which represents the works of authors such as “Maigret’s” Georges Simenon – has signed a first-look deal with BBC Studios, allowing both BBC Studios Production and its team of independent producers the chance to adapt for television the intellectual property owned and managed by ILP.
The London- and New York-based company, which was set up last year, holds the rights for authors including Simenon, Eric Ambler, Margery Allingham, Edmund Crispin, Dennis Wheatley, Robert Bolt, Richard Hull, George Bellairs, Nicolas Freeling, John Creasey and Michael Innes, as well as 20% of Evelyn Waugh’s estate.
This deal is the first major production partnership deal announced by ILP and demonstrates its willingness to “pro-actively manage its estates, providing new opportunities for exploitation across all media platforms,” according to a statement...>>>

UN NOSTRO... "IRRINUNCIABILE" COMMENTO

Non è nostro costume commentare la rassegna stampa, ma in questo caso la notizia è di un certo rilievo e non potevamo esimerci dal dire la nostra

Questa è una notizia di grande rilievo. Soprattutto per gli appassionati di Maigret. Insomma i diritti televisivi del commissario simenoniano ora sono in mano a quei maghi della BBC Studio's. E diciamo maghi perché hanno prodotto, per quanto riguarda il genere giallo e sempre con ottimi risultati. Ad esempio l'affascinante Wallander di Henning Mankell con Kenneth Branagh, la storica Miss Marple della Christie, il celebre Padre Brown di Chesterton,  ed ultimo, ma non certo ultimo, "Sherlock" , investigatore privato di Conan Doyle che a nostro avviso è una produzione-paradigma.





E' infatti l'esempio di come, se si hanno le capacità, si può prendere una serie di romanzi e il suo protagonista dal lontano 1800 e trasportarlo negli anni duemila, riuscendo a parlare la lingua della generazione  dei "millennial", stravolgendo tutto, ma lasciando intatto non solo lo spirito e l'integrità del personaggio, ma esaltandone le peculiarità caratteristiche, rendendolo fruibile ad un pubblico che probabilmente non avrebbe mai conosciuto mr. Holmes. Non a caso nell'articolo Mark Linsey, direttore creativo della BBC Studios, ha dichiarato: “I classici della letteratura sono senza tempo e nelle giuste mani creative possono essere adattati per sentirsi contemporanei e vicino alle sensibilitá contemporanee. Cerchiamo attivamente collaborazioni  che mettano in mostra i talenti britannici al meglio e siamo entusiasti delle opportunità creative offerte da questo accordo...".
Se son rose fioriranno... ma noi prevediamo che il roseto sarà di notevoli proporzioni.    

venerdì 3 luglio 2020

SIMENON SIMENON. VIVA I FEUILLETONS... ADDIO FEUILLETONS

I romanzi brevi a tinte forti che piacevano al popolo



SIMENON. VIVE LES FEUILLETONS ... ADIEU FEUILLETONS
Les romans courts aux couleurs vives qui plaisaient au peuple
SIMENON. CHEERS FEUILLETONS ... GOODBYE FEUILLETONS
The strong-colored short novels that appealed to the people
Il quotidiano nel senso moderno del termine, a Parigi iniziò a muovere i primi passi nella prima metà dell'ottocento. Il concetto che il giornale potesse diventare un mezzo di comunicazione, se non ancora di massa, ma molto diffuso, si concretizza grazie all'evoluzione tecnologica e alla rivoluzione industriale che permette di ridurre i costi e farne un genere di consumo accessibile ad una base sempre più larga. Ma c'è un altro fattore molto importante, la nascita della pubblicità che, con i suoi introiti, consente di realizzare quotidiani più ricchi a prezzi più bassi. Così già nel '36 uscivano giornali come Le Siécle e La Presse, cui ci si poteva abbonare con 40 franchi l'anno. A quel punto, per arricchire la loro proposta, gli editori iniziarono ad inserire una sezione dedicata anche alla letteratura. E di questa facevano parte dei racconti o dei veri e propri romanzi a puntate chiamati appunto fuilleton-roman. E spesso si trattava di opere che poi venivano raccolte in un volume. Ovviamente si trattava di letteratura d'evasione, popolare, che di solito veniva impaginato alla base di una pagina, tanto da meritarsi l'appellativo di rez-de-chaussée (piano terra). Snobbati dai critici letterari, questi romanzi però avevano come autori personaggi che si chiamavano Balzac, Alexandre Dumas, Zola e poi spingevano le tirature dei giornali a cifre prima mai raggiunte, in alcuni casi da 80.000 a 180.000 copie. Nel 1863 nacque un quotidiano Le Petite Journal che dopo pochi anni grazie ai suoi feuilletons raggiunse le 350.000 copie.
E ancora negli anni '20 questo fenomeno editoriale continuava a tirare e Simenon non poteva sfuggirgli, inoltre la sua facilità nello scrivere vari generi e la sua velocità d'esecuzione ne facevano un perfetto estensore. Moltissimi, per non dire tutti, i suoi romazi popolari seguivano questa procedura prima feuilleton, poi libro. Si trattava di libri molto economici (l'editore Gustave Barba arrivò a mettere sul mercato una collana di romanzi brevi illustrati a 20 centisimi l'uno). Il record spetta a Fayard che con la sua serie Le Livre Populaire, lanciata nel 1912 a 45 centesimi, sfornò oltre 2000 titoli fino al 1964!
E  così siamo arrivati a quell'editore con cui il Simenon della letteratura popolare lavorò moltissimo e con il quale fece il grande passo dei Maigret. Ma questa doppia pubblicazione andò avanti fino al 1936, poi la decisione."... fino ad allora tutti i miei romazi, compresi e soprattutto i non Maigret, uscivano in feuilleton nei quotidiani di allora, Paris-Soir, Le Petite Parisien, Le Jour. Economicamente era vantaggioso perchè questi giornali mi pagavano altrettanto se non di più di quello che percepivo per il romanzo in libro... Ma io volevo spingermi più in profondità nella conoscenza dell'uomo e senza dovermi preoccupare dei gusti dei lettori di feuilletons... - spiega lo scrittore in uno dei suoi Dictées (Vent du nord -1974) - Da un giorno all'altro ho smesso di far uscire i miei romanzi con questo sistema. Ma da un giorno all'altro mi sono sentito angosciato. A torto o a ragione, credevo che se avessi continuato ad addentrarmi sempre più nelle motivazioni umane, il mio equilibrio mentale ne avrebbe probabilmente sofferto...".
Ma quella dei feuilletons fu una scuola importante per Simenon. Il suo "apprendistato", come ebbe modo di raccontare più volte, fu molto importante anche e grazie ai ritmi infernali che questo richiedeva.
Un funzionario della sezione romanzi popolari di Fayard testimonia che la sua inesauribile produzione "...faceva di lui (Simenon) la Provvidenza del patron Charles Dillon ....". In effetti se c'era bisogno di un romanzo sentimentale di quindicimila righe o di un racconto poliziesco bastava fargli un colpo di telefono. Si prendevano gli accordi anche per tempi strettissimi e Georges puntuale il giorno prestabilito si presentava con il lavoro fatto "....con una nonchalace che stupiva  Dillon...".
Dei romanzi leggeri in quattro giorni? E lui rispondeva "Lo avrete".
Dei romanzi d'amore in due settimane? E ancora "Lo avrete".
E poi ci si chiede perchè si portasse dietro il soprannome di "Citroen della Letteratura", in riferimento ai suoi tempi da catena di montaggio che riusciva a reggere.

giovedì 2 luglio 2020

SIMENON SIMENON. SIMENON AND IMPRESSIONISM

On the similarities between impressionist painting and Simenon’s literary output

SIMENON SIMENON. SIMENON E L'IMPRESSIONISMO 
A proposito delle somiglianze tra la pittura impressionista e la produzione letteraria di Simenon  
SIMENON SIMENON. SIMENON ET L'IMPRESSIONNISME 
A propos des similarités entre la peinture impressionniste et la production littéraire de Simenon 

Simenon-Simenon recently featured a post by Murielle Wenger entitled ‘Ecrire comme un peintre’ (‘Writing like a painter’) in which she argues convincingly that in his use of colour and evocations of the effect of light, Simenon’s style reflects (a loaded term perhaps?) the techniques of the impressionist painters, an influence recognised on several occasions by the author himself. It is interesting to consider other similarities between impressionist painting and Simenon’s literary output. 
In their choice of subject matter, the impressionists, like Simenon, drew heavily on the everyday life of the moyenne and petite-bourgeoisie and the environments they depict are often urban landscapes (Sisley’s ‘Canal Saint-Martin’ and Pissarro’s ‘Le Boulevard Montmartre’), railway stations (Monet’s ‘Gare Saint-Lazare’ series), bars (Degas’s ‘L’Absinthe’), nightclubs and dance halls (Manet’s ‘Un Bar aux Folies-Bergères’ and Renoir’s ’Bal au Moulin de la Galette’), the guinguettes on the banks of the Seine (Renoir’s ‘Le déjeuner des canotiers’, Monet’s ‘La Grenouillère’) or seaside resorts and coastal and river ports (Monet’s ‘Jardin à Sainte-Adresse’ and ‘L’Hôtel des Roches Noires’, Pissarro’s studies of Dieppe, Rouen and Le Havre). All of these settings are familiar to readers of Maigret investigations such as Maigret et le corps sans tête,  Pietr-le-LettonLiberty BarLa Danseuse du Gai MoulinLa Guinguette à deux sous and Au Rendez-vous des Terre-Neuvas amongst others.  
A further similarity can be found in the working methods of the painters and the writer. The impressionists often painted in the open air to capture the ambiance of a scene, whereas their predecessors reserved the bulk of their work for the studio. Simenon’s first pulp novel Le Roman d’un dactylo was composed on the terrace of the café Au Rêve, the author claimed to have created the character of Maigret in a bar in the Dutch port of Delfzijl, the action of much of La Tête d’un homme’ takes place in Montparnasse below the windows of the Hôtel Aiglon, where Simenon composed the novel and the authenticity of the descriptions of Port-en-Bessin in La Marie du port owes much to the fact that Simenon wrote the novel while staying in the town at the Hôtel de l’Europe 
Like Simenon, who wrote most of his novels in about ten days with little preparation save a few notes scribbled on a yellow envelope, many of the impressionists worked very quickly and deigned to spend much time revising their work. In Simenon’s case, this sometimes led to careless inconsistencies such as Maigret’s apartment being located in the boulevard Edgar-Quinet in L’Ecluse no. 1, while in the case of the impressionists their hasty composition provoked the accusation that Monet’s ‘Impression, soleil levant’ was at most a sketch, and even supporters such as Zola, judged their work to have an ‘unfinished’ air.  
Both the impressionists and Simenon had an ambivalent attitude to the artistic and literary establishments. Manet, although regarded by the Impressionists as their spiritual leader never participated in their exhibitions, preferring to submit his works to the official Salon and urging others to do likewise. First Cézanne, followed by Renoir, Sisley, and Monet, abstained from the group’s exhibitions so they could present their canvases to the Salon. Simenon, although claiming to be indifferent to critical recognition, also secretly craved official acceptance and was bitter at never having been nominated for the Nobel prize. 
Yet there are also important differences. For some critics, much impressionist art is superficial, dealing only with visual experience and showing little interest in the lives and problems of real people, a charge that could never be levelled at Simenon. Moreover, impressionist paintings reflect an overwhelmingly optimistic world view, the viewpoint of a rising bourgeoisie, confident in the economic possibilities of capitalism with its attendant urban, industrial, scientific and intellectual advances. Simenon’s ideology, however, is shaped by the Great War, the rise of monopoly capitalism and socialism, and the economic recession of the 1930s. Within this context, Simenon’s own class of origin, the petite-bourgeoisie, felt its economic and social weight to be in decline and much of the author’s pessimism is related to this sense of a perceived existential threat.    

William Alder   

mercoledì 1 luglio 2020

SIMENON SIMENON. LES MAISONS DE SIMENON











En 1938, Simenon s'installe à Nieul-sur-Mer avec Tigy. Ils y resteront jusqu'en 1940, après avoir accueilli le petit Marc

Nel 1938, Simenon prende casa a Nieul-sur-Mer con Tigy.. Resteranno fino al 1940, dopo aver accolto la nascita del piccolo Marco.
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In 1930 Simenon settled in Nieul-sur-Mer with Tigy. They remained there until 1940, after having welcomed little Marc.


martedì 30 giugno 2020

SIMENON SIMENON. À LA RECHERCHE D’UN AUTRE COMMISSAIRE MAIGRET

À propos d’une anecdote racontée par Simenon 

SIMENON SIMENON. ALLA RICERCA DI UN ALTRO COMMISSARIO MAIGRET 
A proposito di un aneddoto raccontato da Simenon
SIMENON SIMENON. SEEKING FOR ANOTHER CHIEF INSPECTOR MAIGRET 
About an anecdote told by Simenon 


Lors d’une interview, donnée en 1962 par Simenon au journal suisse Pour Tous, le romancier raconta une anecdote : un historien anglais, Harold Nicholson, dans une étude sur Sainte-Beuve, avait écrit qu’en 1855, celui-ci avait été chahuté par ses étudiants et que le préfet avait donné l’ordre d’intervenir au commissaire Maigret, chef de la Sûreté de Paris. Simenon ajoutait : « Je viens donc d’apprendre, plus de trente ans après sa création, qu’un commissaire Maigret a vraiment existé ! » Pierre Assouline, dans sa biographie, évoque une lettre de Simenon à Nielsen, écrite en 1962, dans laquelle le romancier parle de ce même Maigret, qui aurait été directeur de la Sûreté générale. 
Vous imaginez bien que la curiosité m’a piquée, et que j’ai cherché à en savoir davantage. Ce qui m’a intriguée d’abord, c’est l’idée qu’un certain Maigret aurait été chef de la Sûreté. Après consultation de plusieurs sites sur l’histoire de la police parisienne, j’ai découvert qu’un certain Collet-Meygret qui fut nommé directeur de la Sûreté générale en 1853. Ce n’est donc pas tout à fait un « commissaire Maigret », car, malgré que son nom soit parfois orthographié « Collet-Maigret », cet homme n’avait jamais été commissaire : après avoir été reçu docteur en médecine (on notera tout de même la coïncidence avec notre Maigret, qui avait commencé des études de médecine…), il entra dans l’administration et exerça dans diverses préfectures, avant d’être nommé à la Sûreté générale ; ce Collet-Meygret semble avoir été peu efficace dans son poste, et des spéculations financières mal gérées le firent condamner pour escroquerie. 
La découverte est décevante pour les maigretphiles, d’une part parce que ce Collet-Meygret ne semble évidemment pas pouvoir être un digne ancêtre de notre commissaire, et d’autre part parce qu’il n’y a pas eu de directeur de la Sûreté nommé Maigret… Mais j’ai décidé de poursuivre mes recherches, espérant trouver une autre piste. 
Et cela en valait la peine, car il a bel et bien existé un commissaire au patronyme de Maigret, qui a vécu au XIXe siècle ! Sur l’incontournable site d’archives de la Bibliothèque nationale de France (https://gallica.bnf.fr), on trouve, dans l’Almanach royal de 1821, la trace d’un commissaire Maigret, exerçant sa profession dans un commissariat du sixième arrondissement. Un Maigret apparaît déjà dans une liste de nouveaux commissaires nommés en 1816, et ce nom est aussi mentionné dans un compte-rendu de procès en 1820, lorsqu’un commissaire Maigret est cité comme témoin. Un article de journal de 1824 rapporte un incendie qui a eu lieu dans les boutiques du marché Saint-Jacques-la Boucherie, et on demande d’adresser les dons, pour les familles des victimes, « chez M. Maigret, commissaire du quartier des Lombards, rue des Écrivains numéro 22 ». 
On trouve, quelques années plus tard, un commissaire Maigret affecté au commissariat de Belleville. S’agit-il du même homme ? Son nom apparaît dans un journal de mai 1831, à propos d’une affaire rocambolesque, dans laquelle un peintre en bâtiment se bagarre avec une dame qui lui a commandé la construction d’une maison ; les deux ne réussissent pas à s’entendre, et le « sieur Maigret, ingénieur arpenteur, et depuis la Révolution de Juillet commissaire de police à Belleville », prend la défense de la dame, dressant un procès-verbal où il mêle sa fonction actuelle de commissaire et son ancien métier d’arpenteur. Ce commissaire de Belleville a eu à traiter d’autres affaires. En juillet 1931, il doit mener une enquête à propos d’une sordide affaire : en creusant des fondations pour un mur, des ouvriers mettent au jour le squelette d’un enfant âgé d’environ 12 ans, enterré une dizaine d’années plus tôt ; le cadavre présente la trace d’une blessure à l’aide d’un instrument tranchant ; quelques recherches apprennent au commissaire que la propriétaire du terrain a eu un fils dont l’âge correspond à celui du mort, mais ce fils a disparu. On ne saura malheureusement pas la suite du feuilleton, car je n’ai pas retrouvé d’autre trace de cette affaire… En juillet-août 1832, le commissaire Maigret de Belleville intervient dans une histoire qui le met aux prises avec des disciples de la doctrine de Saint-Simon. 
Ce commissaire Maigret a sans doute peu de points communs avec le héros de Simenon, mais qui sait, le romancier aurait peut-être été intéressé à découvrir ce que fut ce personnage, même s’il n’a jamais été chef de la Sûreté… 

Murielle Wenger