martedì 20 agosto 2019

SIMENON SIMENON. MAIGRET, LES HOLLANDAIS ET LES BOÎTES DE CACAO

A propos des personnages des Pays-Bas évoqués dans la saga

SIMENON SIMENON. MAIGRET, GLI OLANDESE E LE SCATOLE DI CACAO
Sui personaggi dei Paesi Bassi menzionati nella serie
SIMENON SIMENON. MAIGRET, THE DUTCH AND THE COCOA BOXES
About the characters from the Netherlands mentioned in the saga



Dans un billet récent, nous avons évoqué une série de personnages d’origine belge et flamande, et nous avons constaté que Simenon usait souvent des mêmes descriptions physiques pour les caractériser. Aujourd’hui, nous verrons qu’il en va de même pour les personnages d’origine néerlandaise.
Le roman Un crime en Hollande, le huitième de la saga, est celui où Simenon envoie son commissaire enquêter sur les lieux de sa naissance mythique. On rappellera que le romancier a effectivement connu la région, puisque c’est dans le port hollandais de Delfzijl qu’il amarra son bateau en septembre 1929 et qu’il fit connaissance avec la petite ville pavée de briques roses (voir ce billet : http://www.simenon-simenon.com/2018/05/simenon-simenon-un-romancier-un.html). Dans le roman, comme Maigret ne parle pas la langue du pays, les conversations se limitent à celles qu’il peut mener avec ceux qui connaissent la langue française. Il va surtout regretter de ne pouvoir converser avec le Baes, ce marin qui est une sorte de double hollandais du commissaire : Oosting, le Baes, est « le plus gros, le plus large, le plus rouge de visage » et il a « une personnalité plus forte » que les autres marins. Parmi ceux que Maigret rencontre, Beetje et son visage rose, ses « grands yeux d’un bleu de faïence » et ses cheveux roux ; et aussi l’inspecteur Pijpekamp, un grand garçon blond qui parle « un français lent, un peu précieux ».
Le commissaire va aussi croiser, dans le cadre de ses enquêtes parisiennes (et parfois provinciales), toute une série de personnages néerlandais. Dans Maigret et la Grande Perche, la victime, Maria Van Aerts, est d’origine hollandaise, et Maigret téléphone à son amie, Gertrude Oosting, qui a « un fort accent, qui n’était d’ailleurs pas déplaisant ». Dans Maigret voyage, il est question d’une certaine Anna de Groot, une « grosse blonde » hollandaise, qui a « une peau rose de bébé ». Dans Mon ami Maigret, Jef de Greef est hollandais ; il est blond, et il parle « le français sans presque d’accent ».
Dans Maigret et le fantôme, le commissaire interroge Norris Jonker, le collectionneur hollandais, au teint rose (comme celui de son domestique Carl, très blond…), mais « sans le moindre accent », ce qui ne l’empêche pas de parler lentement, « comme si, après tant d’années, il pensait encore en néerlandais et devait traduire chaque mot » ; les yeux bleus, les « mains grasses et soignées », Jonker a plutôt l’air d’un « gentleman anglais » dont il a « le flegme » ; auparavant, Maigret a téléphoné à l’ambassade des Pays-Bas, où la réceptionniste a une « voix jeune et fraîche, avec un léger accent, [qui fait] penser aux paysages à moulins à vent qu’on voit sur les boîtes de cacao » ; quant au second secrétaire d’ambassade qui répond à ses questions, il se nomme Hubert de Vries et Maigret l’imagine « blond peut-être, un peu trop bien habillé, à la façon des gens du Nord».
Dans Maigret et l’affaire Nahour, le commissaire a affaire à quatre personnages d’origine hollandaise. La première, Lina Nahour, originaire d’Amsterdam, « a le type nordique assez prononcé, le teint laiteux », « des yeux d’un bleu de porcelaine », et elle est très blonde ; elle parle avec « une légère pointe d’accent ». Sa femme de chambre, Nelly Velthuis, est blonde aussi, elle a « des yeux d’un bleu étonnamment clair » et c’est « la Hollandaise type des boîtes de cacao et il ne lui manquait que le bonnet à deux pointes de son pays » ; elle est originaire de Frise. Anna Keegel, l’amie de Lina, est, au contraire des autres, petite et brune… Dans le même roman, Maigret sollicite l’aide de Jef Keulemans, le chef de la brigade criminelle d’Amsterdam, qui a, lui aussi, un visage rose et des cheveux blonds ; la standardiste sur place qui lui passe l’appel de son collègue hollandais est doté d’« un accent savoureux »…
Un accent savoureux, une peau rose, des cheveux clairs, des yeux bleus et le souvenir sucré d’une boîte de cacao. La douceur d’une certaine image de la Hollande…

Murielle Wenger

lunedì 19 agosto 2019

SIMENON E MAIGRET, UN PARIS POUR DEUX



La Croix -18/08/2019Michaëlle Petit - Un vélo, une péniche, un coin de Seine au bout du quai. Rajoutons la pipe, l’imper et le chapeau, la silhouette est là. Voici l’imposant Jules Maigret qui marche dans le Paris noir des années 1930. Mais ce Paris-là, bien avant, bien après, tient de l’éternité. De par son décor et de ce qu’il généra de romanesque criminel, littéraire, cinématographique, télévièsuel [...]. Voici justement Georges Simenon, débarqué fourbu d’un train de nuit, gare du Nord à Paris, en provenance de Liège. Il a 19 ans, nous sommes en 1922. Maigret, traversées de Paris : 120 lieux parisiens du commissaire, ce passionnant petit livre que réédite Omnibus pour les trente ans de la mort de l’écrivain belge (1903-1989) fourmille d’anecdotes au gré d’une balade à travers le Paris de l’homme à la pipe...>>>

domenica 18 agosto 2019

SIMENON SIMENON. 28 NUANCES DE MAIGRET - 28 SFUMATURE DI MAIGRET - 28 SHADES OF MAIGRET






6. Maigret suit un suspect
« Le plus grand danger, dans ce genre d’affaires, c’est de se laisser écœurer. […] Voilà pourquoi depuis douze jours, Maigret employait sa vieille tactique : faire suivre son homme pas à pas, minute par minute, du matin au soir et du soir au matin, le faire suivre ostensiblement, afin que l’écœurement, s’il se produisait dans l’un des deux camps, se produisît de son côté. » (Peine de mort)


6. Maigret segue un sospetto
« Il più grande pericolo, in questo tipo di affari, è quello di lasciarsi scoraggiare […] Ecco perchè da dodici giorni, Maigret impiegava la sua vecchia tattica: far seguire il suo uomo passo passo, minuto per minuto, dalla mattina alla sera e dalla sera alla mattina, facendolo seguire ostentatamente affinché lo scoraggiamento, se si doveva prodursi in una delle due parti, si producesse dalla parte dell’inseguito.» (Pena di morte)


6. Maigret is following a suspect
“The greatest danger, in this kind of cases, is to let oneself getting nauseated. […] That’s why for twelve days Maigret had been using his old tactic: following the man step by step, minute by minute, from morning to evening and from evening to morning, following him ostentatiously, to that nausea, if it occurred in one of the two parts, would occur on his side.” (Death Penalty)


sabato 17 agosto 2019

MAIGRET A PIGALLE/ GINO CERVI E IL SUCCESSO DEGLI SCENEGGIATO TV AL CINEMA




Il Sussidario - 14/08/2019 - Gianni Foresti - Dal 1964 al 1972 andarono in onda sulla Rai Le inchieste del commissario Maigret, quattro stagioni per 35 episodi con un successo strepitoso, si arrivò a 18 milioni di telespettatori. Se andate su Youtube troverete molte puntate, tutte sono anche disponibili in DVD. L’attore interprete di Maigret era Gino Cervi, il regista Mario Landi, ma di loro parleremo dopo. La Arnoldo Mondadori pubblicò dal 1961 al 1991 tutti i Maigret scritti da Simenon, in giro ce ne sono ancora moltissimi, li trovate nei mercatini. Avevano una peculiarità, la copertina raffigurava il commissario con il volto di Gino Cervi.
C’è un libro di Santo Alligo, “Tutti i Maigret di Pinter” (Little Nemo editore), che raccoglie tutte le copertine dei libri. Il disegnatore era Ferenc Pinter, il nome forse dice poco, ma era veramente un grande disegnatore “Che cosa significa per me il personaggio Maigret? Alla fine questa domanda me la sono fatta anch’io: vedo allora l’immagine che si crea sulla carta e che pian piano diventa personale coinvolgimento” (2007 – Ferenc Pinter)...>>>

venerdì 16 agosto 2019

SIMENON SIMENON. IL SUCCESSO CONTROCORRENTE DI SIMENON

Non si ricorda spesso, ma la Francia, quando debuttò Maigret, era entrata in quella crisi economica che arrivava dagli Usa (1929).

SIMENON SIMENON, LE SUCCES A CONTRE-COURANT DE SIMENON
On ne s'en souvient pas souvent, mais la France, quand Maigret débuta, était entrée dans une crise économique qui arrivait des USA (1929(
SIMENON SIMENON. SIMENON'S COUNTERFLOW SUCCESS
It's not often reminded, but France, when Maigret started, had entered an economic crisis that was coming from the USA (1929)





Era la fine del 1930 quando in Francia scoppiò la crisi economica con tutta la sua evidenza, colpendo un po' tutti I settori produttivi e commerciali della nazione. Nei primi mesi dell'anno seguente, iniziarono i primi scioperi massicci, a partire dagli operai delle miniere, poi seguirono a ruota quelli dei tessili e poi dei lavoratori agricoli. Ma la situazione era veramente grave. I settori meccanico e delle macchine utensili ebbero cali tra il 70% e l'80% rispetto all'anno precedente. L'agricoltura ridusse quasi ad un terzo il suo fatturato. I posti di lavoro diminuivano a vista d'occhio e per chi rimaneva i salari scesero a volte oltre il 10%. 
E' in questa cornice che Simenon si lanciò nella sua avventura maigrettiana. Nei suoi romanzi però non c'è traccia di questa catastrofe nazionale che pure doveva avere anche le sue amare conseguenze per tutti gli ambiti, settore dell'editoria compresa. Invece la narrazione di quel periodo riguarda quasi esclusivamente, il passaggio da letteratura- alimentare a semi-letteratura, oppure i litigi tra Fayard e Simenon, perché il primo non credeva affatto a quel personaggio poliziesco così fuori dagli schemi, mentre lo scrittore argomentava che proprio l'originalità e la portata innovativa sarebbero stati i motivi del successo.
Poi il lancio. Quella grande e balzana iniziativa del Bal Anthropometrique che, sembra, coinvolse tutta la Parigi che contava e che l'autore voleva avesse una lunga eco sulla stampa non "letteraria". Fu quindi un lancio prevalentemente mondano (proprio come lo immaginava Simenon), e sui giornali infatti se ne parlò per una settimana.
Adesso mettiamo da parte il grande fiuto dello scrittore per la promozione dei suoi libri,  certo in quei momenti (visto quello che abbiamo raccontato all'inizio), immaginiamo che la stampa avesse ben altro cui rivolgere la propria attenzione. In più, se ci è permesso, Fayard, pur essendo un editore di successo e di una certa importanza nel suo campo, non era certo Gallimard... E lo stesso Simenon, che per quasi dieci anni aveva prodotto centinaia di titoli, lo aveva però fatto sempre con pseudonimi. Quindi come Georges Simenon era un illustre sconosciuto
In più va considerato che allora la comunicazione dei media si limitava a qualche quotidiano e al cosiddetto journal parlé trasmesso da un pugno di radio parigine. Ciò significa che lo spazio per l'informazione non era certo quello di cui oggi usufruiamo noi e con i ritmi cui siamo abituati a consumarlo. 
Ma forse questo Simenon l'aveva intuito... o meglio aveva intuito che in quella situazione di catastrofica crisi economica, lo spazio letterario nelle pagine di un quotidiano, per un  editore commerciale, un autore debuttante e un romanzo tutto sommato di genere, avrebbe potuto ambire al più ad un colonnino. Quanti l'avrebbero letto? E il giorno dopo, come si diceva, il quotidiano é buono solo per incartare il pesce al mercato. Ecco quindi che l'organizzazione di quella rumorosa gazzarra notturna, con il decoro che simulava gli elementi di una prigione e addirittura due finti poliziotti alla porta che prendevano agli invitati (che erano stati raggiunti da una sorta di "avviso di garanzia") le misure antropometriche come succede ad ogni arrestato che venga tradotto in galera. Musica jamaicana a tutto volume, alcool, balli sfrenati, a notte fonda addirittura uno spogliarello (con  l'immancabile intervento della buoncostume) e la festa e i suoi schiamazzi andarono avanti fino all'alba, facendo molto rumore, e non solo in senso sonoro, mentre Simenon firmava i Maigret senza sosta...
E' chiaro che i primi a buttarsi sull'evento, furono i settimanali scandalistici, e poi i quelli femminili e così l'attenzione generale dei media sull'evento durò circa una settimana.
Ci fu ovviamente spazio di parlare di Maigret e financo di Georges Simenon che così iniziò a farsi conoscere dal grande pubblico.
Certo quello non era il momento ideale, la crisi mangiava i redditi dei francesi e acquistare un libro non era così semplice essendo un consumo al momento decisamente voluttuario. Ma d'altra parte, proprio la situazione di crisi, l'incertezza del futuro, la paura di chissà cosa potesse succedere è stata sempre una grossa molla all'evasione. Il libro, il cinema, la musica anche allora potevano costituire una parentesi in cui i pensieri non pesavano, una sorta di dimensione "altra" in cui rifugiarsi e scordarsi, sia pure per un tempo limitato, le ambasce del quotidiano.
Insomma più semplicemente sognare.
I primi romanzi di Simenon non erano fantasy e nemmeno fantascienza. Anzi avevano i piedi ben piantati nella realtà, nei problemi e nelle speranze della vita quotidiana della gente. Ma, c'é un ma. Simenon anche dai suoi primi Maigret non fa trapelare la preoccupazione per quella crisi, e soprattutto per le sue drammatiche conseguenze. La vita, nella vicende dei Maigret, magari è una vita dura, come quella dei battellieri delle chiatte, o dei camerieri che prendono servizio la mattina alle sei e non vanno mai via prima di mezzanotte, o dei pescatori che spesso escono a mare una settimana intera senza prendere un pesce. Ma era la loro una condizione normale. Nelle vicende ambientate a Parigi, o nelle cittadine di provincia, s'incontrano anche impiegati, bancari, avvocati, notai, medici, finanzieri... tutta gente che nel proprio ambito conduce una vita normale, non certo turbata da una crisi come quella del 1930.
E Simenon fa in modo che Maigret non ne parli mai, né con il suo intimo amico dottor Pardon, ne con i suoi quattro ispettori con cui condivide la vita tutti i giorni. E non viene fuori nemmeno nei discorsi coniugali tra Jeles e Louise.
Come mai?
Possiamo solo fare delle ipotesi. Come abbiamo detto lo scrittore non voleva "impregnare" i suoi romanzi di quel misto di tristezza e di paura, che i suoi lettori vivevano quotidianamente. Romanzi che certo non volevano portare il lettore in paradiso, ma gli ricordavano, in modo rassicurante, cquanto solida e tranquilla potesse essere la vita.
Accanto a questa, un'altra motivazione più personale. Simenon negli anni 30, dopo quasi dieci anni di letteratura popolare, non aveva magari ancora maturato le soddisfazioni letterarie che si era prefisso, ma da un punto di vista economico era benestante. E probabilmente in quegli anni benestante era sinonimo di ricco. Per lui che aveva espresso più volte la velleità di essere "uno come gli altri", questo essere così controcorrente, avere finalmente notorietà e successo, in un momento in cui gli altri versavano in una grave crisi, forse lo portò a glissare su questi problemi, rafforzando la sua volontà di costruire nei suoi romanzi un mondo in cui le catastrofi economiche della realtà rimanevano del tutto fuori (m.t.)

giovedì 15 agosto 2019

SIMENON SIMENON "SOUVENIR". SIMENON, ORWELL, HEMINGWAY

Three writers, three quartiers: living in 1920s Paris 


SIMENON SIMENON. SIMENON, ORWELL, HEMINGWAY 
Tre scrittori, tre quartieri: vivere a Parigi nel 1920 
SIMENON SIMENON. SIMENON, ORWELL, HEMINGWAY 
Trois écrivains, trois quartiers: vivre à Paris en 1920





In this article, I will look at three Parisian quartiers “shared” to a greater or lesser degree by Simenon, Orwell and Hemingway during their time in 1920s Paris and which figure prominently in their writings. First, the quartier des grands hôtels, in central Paris: in addition to providing the setting of Maigret’s investigation in Les Caves du Majestic (1942) and the backdrop to several important episodes in Pietr lLetton (1931), this was the location of the “Hôtel X” where Orwell worked as a dishwasher in 1929, an experience recounted in Down and Out in Paris and London (1933), and the Hôtel Ritz, whose bar was patronised by Hemingway and where, before leaving Paris in 1928, he stored the notebooks that would form the basis for A Moveable Feast (1964). Secondly, the area around rue Mouffetard, where Louis Cuchas, Simenon’s Le Petit Saint (1965), spent his childhood and adolescence and where Hemingway and Orwell lived during their Parisian years. Finally, the brasseries and restaurants of the boulevard Montparnasse, frequented by fictional wealthy Americans and international bohemians in La Tête d’un homme (1932) as well as by the real-life characters of Hemingway’s memoir.  
Simenon’s Hôtel Majestic resembles in all particulars Orwell’s “Hôtel X”, which was either the Hôtel Crillon or Hôtel Lotti. The clients are predominantly wealthy Americans and Maigret with his plebeian origins looks and feels out of place: ‘Maigret’s presence at the Majestic inevitably carried a suggestion of hostility. He was a kind of foreign body its organism would not assimilate’ (Pietr le Letton). Behind the scenes, in the service quarters where meals are prepared for the guests, the contrast with the opulence of the restaurant is striking, with cooks, waiters, kitchen staff and dishwashers scurrying around madly in the service of the wealthy: ‘Between one and three o’clock the agitation was at its height, the rhythm so rapid that it resembled a speeded-up film’ (Les Caves du Majestic). Orwell’s description of the working environment in the caféterie of a Parisian luxury hotel is even more graphic: ‘It was amusing to look around the filthy little scullery and think that only a double door was between us and the dining room. There sat the customers in all their splendour […], and here, just a few feet away, we in our disgusting filth.’ The restaurant staff at the Majestic and the Hôtel X are organised in a strict hierarchy, symbolised for Simenon by their different dress code – chef’s white hats for the cooks, dinner jackets for the waiters, aprons for the cellar staff – and Orwell comments that ‘our staff had their prestige graded as accurately as that of soldiers, and a cook or waiter was as much above a plongeur as a captain above a private. Highest of all came the manager, who could sack anybody, even the cooks.’ 
When he was not working, Orwell lived in a furnished room in the rue du Pot-de-Fer in the same quartier as the apartment of Hemingway and his wife Hadley in the rue du Cardinal-Lemoine. The autobiographical memories of the Englishman and American concerning the area correspond strongly to Simenon’s description of the rue Mouffetard in the period preceding and following the Great War in Le Petit Saint. All three authors insist on the generalised poverty of the quartier: for Orwell, ‘it was quite a representative Paris slum’; the Cuchas family’s apartment, as described by Simenon, is cramped and lacking furniture with a cold-water tap on the landing and a toilet in the yard; and Hemingway recounts that ‘home in the rue du Cardinal-Lemoine was a two-room flat that had no hot water and no inside toilet facilities’. Yet Orwell also remarks that ‘amid the noise and dirt, lived the usual respectable French shopkeepers, bakers and laundresses […], keeping themselves to themselves and quietly piling up small fortunes’; this could equally be a description of Cuchas’s ‘Uncle Hector [who] ran a butcher’s shop at the corner of the rue du Pot-de-Fer.’ Orwell and Simenon are also in agreement concerning the multinational composition of the quartier’s inhabitants, from the Poles, Arabs and Italians of the former’s lodging house to the absent Russian father of Cuchas’s half-brother, his mother’s Czech lover, the Italian family on the floor above with seven or eight children and his recollection that ‘not everyone spoke French. There was a little girl and her brother who had almond eyes [and] a tall, thick-lipped negro.’ 
Along with many of his compatriots, Hemingway had been attracted to Paris by three factors: the extremely favourable exchange rate, the prohibition in 1920 of the sale of alcohol in the United States and the city’s burgeoning population of writers and artists from throughout the world, many of whom were concentrated in Montparnasse. Simenon was himself part of the Montparnasse scene becoming a regular at venues such as La Coupole, La Rotonde and Le Dôme, establishments also patronised by Hemingway and numerous other expatriates. This did not prevent Simenon from presenting a less than flattering portrait of the milieu in La Tête d’un homme as ‘the somewhat tawdry crowd from Montparnasse’. Neither does Louis Cuchas identify with ‘the Montparnasse painters, who had invaded the fourteenth arrondissement after the war and who could be seen and heard, talking all languages, first at the Rotonde and on the terrace of the Dôme and later at the Coupole’. Hemingway, although he frequently satirises authors with whom he quarrelled in Paris, is generally positive about the café environment devoting whole chapters of his book to ‘Pascin at the Dôme’ and ‘Evan Shipman at the Lilas’. 
Three writers, then, with three quartiers in common but each with his own specific relation to the social geography of Paris. 

William Alder 

mercoledì 14 agosto 2019

SIMENON SIMENON. 30 ANS APRÈS - 30 ANNI DOPO… - 30 YEARS LATER…





Aucun simenonien ne peut dorénavant l’ignorer: cette année, nous commémorons les 30 ans de la disparition du romancier. Notre blog lui rend hommage, à sa façon, en proposant cette rubrique hebdomadaire.



Nessun simenoniano potrà d’ora in poi ignorarlo: quest’anno ricordiamo i 30 anni dalla scomparsa del romanziere. Il nostro blog gli renderà omaggio, a modo suo, proponendo questa rubrica settimanale.



No Simenonian can ignore it now: this year, we commemorate the 30th anniversary of the disappearance of the novelist. Our blog pays tribute, in its own way, by offering this weekly column.









2) Simenon en 1930
En cette année 1930, au printemps, Simenon revient de Hollande sur l’Ostrogoth et s’amarre à Morsang. Il propose à Fayard de publier une nouvelle collection avec Maigret pour personnage principal et lui présente le tapuscrit de Pietr le Letton. L’éditeur, pas tout à fait convaincu, lui demande d’écrire d’autres romans avec le commissaire. Ce que Simenon fera au cours des mois qui suivront, et il rédigera Le Charretier de la « Providence », Monsieur Gallet, décédé et Le Pendu de Saint-Pholien. En automne, il écrira aussi son premier roman « non-Maigret », Le Passager du Polarlys.


2) Simenon nel 1930
Nell’anno 1930, in primavera, Simenon torna dall’Olanda sull’Ostrogoth e attracca a Morsang. Propone a Fayard di pubblicare una nuova collezione con Maigret come protagonista e gli presenta il dattiloscritto di Pietr le Letton. L’editore, nient’affatto convinto, gli chiede di scrivere altri romanzi con il commissario. Cosa che Simenon farà nei mesi che seguiranno, e scriverà Le Charretier de la « Providence », Monsieur Gallet, décédé e Le Pendu de Saint-Pholien. In autunno, completerà anche il suo primo romanzo « non Maigret », Le Passager du Polarlys.


2) Simenon in 1930
In this year 1930, in spring, Simenon came back from Holland on board the Ostrogoth and moored at Morsang. He proposed to Fayard to publish a new collection with Maigret as main character and presented to him the typescript of Pietr le Letton. The publisher, who was not so convinced, asked him to write other novels with the Chief Inspector. In the following months Simenon would do it and he wrote Le Charretier de la « Providence », Monsieur Gallet, décédé and Le Pendu de Saint-Pholien. In autumn he also wrote his first “non-Maigret” novel, Le Passager du Polarlys.

martedì 13 agosto 2019

SIMENON SIMENON. MAIGRET ENTRE À LA BRIGADE CRIMINELLE

A propos du roman La Première Enquête de Maigret : les faits historiques

SIMENON SIMENON. MAIGRET ENTRA NEL BRIGADE CRIMINALE
A proposito del romanzo La prima inchiesta di Maigret: i fatti storici
SIMENON SIMENON. MAIGRET ENTERS THE CRIMINAL BRIGADE
About the novel Maigret's First Case: historical facts



En parcourant les pages parues sur ce site il y a bien longtemps, je suis tombée sur un billet (http://www.simenon-simenon.com/2012/07/simenon-quai-des-orfevres-maigret-e.html) qui m’a inspiré le sujet du jour. En effet, ce billet mentionne que l’entrée de Maigret au Quai des Orfèvres date, d’après ce qui en est dit dans La Première Enquête de Maigret, de 1913. Est-ce que cette date correspond à la réalité historique ? C’est cette enquête que nous allons mener aujourd’hui.
Dans les romans, la brigade que Maigret dirige en tant que commissaire est nommée « brigade des homicides », « brigade du chef » ou « brigade criminelle ». Pourquoi ces différentes appellations ? D’autre part, dans l’hommage que Simenon rendit au commissaire Guillaume lorsque celui-ci partit à la retraite en 1937, le romancier écrivait que le Maigret de ses premiers romans « confondait Police Judiciaire et Sûreté Générale», et que c’était suite à toutes les erreurs qui parsemaient ses textes que Xavier Guichard avait invité Simenon à venir visiter le Quai des Orfèvres, où il avait fait la connaissance du commissaire Guillaume. Essayons de mettre un minimum de clarté dans tout cela, et commençons par faire un peu d’histoire.
En 1871, suite aux événements de la Commune, les locaux de la préfecture de police furent détruits au cours de l’incendie qui ravagea aussi une partie de l’ancien palais de justice. Les services de la préfecture furent alors installés dans la caserne des sapeurs-pompiers, sur le parvis de Notre-Dame, où ils se trouvent encore aujourd’hui. Après l’incendie de 1871, on construisit un nouveau bâtiment sur le quai des Orfèvres, celui qui abritait jusqu’il y a peu les services de la Police judiciaire.
En 1893, Louis Lépine fut nommé préfet de police. A cette époque, on ne parlait encore que de la « Sûreté ». En 1907, Célestin Hennion fut nommé directeur de la Sûreté. Il proposa à Clemenceau de mettre sur pied des brigades mobiles, pouvant agir sur tout le territoire français (d’après quelques romans et nouvelles, Maigret a travaillé dans certaines de ces brigades), la 1ère brigade étant celle de Paris. En 1912, après l’affaire Bonnot, Lépine obtint un budget lui permettant de créer une « brigade du chef », qui comportait trois sections, s’occupant chacune d’un secteur déterminé : homicides ; vols ; escroqueries en tout genre. La même année, Xavier Guichard fut nommé chef de la Sûreté.
En 1913, Hennion remplaça Lépine au poste de préfet de police, et il réorganisa les services, en les répartissant entre Police municipale, service des Renseignements généraux et Police judiciaire. Cette dernière résultait de la fusion entre la 1ère brigade mobile et la « brigade du chef » de la Sûreté. Elle comportait l’Identité judiciaire, la brigade criminelle, la brigade des mœurs, et elle fut installée dans les locaux du 36, quai des Orfèvres, le 1er août 1913. La brigade criminelle ou brigade spéciale occupait les 3ème et 4ème étages, escalier A.
Maintenant que nous avons toutes les données en main, nous pouvons revenir à La Première Enquête de Maigret. Le roman s’ouvre à la date du 15 avril 1913, et Simenon écrit qu’à cette date, « la Police judiciaire ne s’appelait pas encore ainsi, mais s’appelait la Sûreté. ». C’est exact, puisque le décret de Hennion date du mois d’août 1931, comme nous l’avons vu. Plus loin dans le roman, il est dit que Maigret « connaissait personnellement Xavier Guichard, le chef de la Sûreté ». Exact encore, puisque Guichard était bien à ce poste à cette date. Plus tard, Maigret se fait souffler son enquête par la brigade du chef, à la tête duquel se trouve, dit le roman, le commissaire Barodet. Celui-ci a-t-il existé ? Je n’ai pas trouvé la réponse... Le roman se termine au début du mois de mai, avec la promotion de Maigret dans la brigade de Barodet. Ce qui signifie que Maigret a d’abord travaillé pour la Sûreté, et que son entrée au Quai des Orfèvres, en mai 1913, n’était pas à la P.J., puisque, nous l’avons vu, celle-ci ne s’installa qu’en août 1913 au Quai…


Murielle Wenger

lunedì 12 agosto 2019

SIMENON SIMENON NEWS WORLD - HOMMAGE A M.ME MAIGRET

L’épouse du commissaire ne vit pas dans son ombre, elle a tout simplement sa vie. Le couple opère par une puissante réunion des contraires. Suite de notre lecture des «Maigret»




Le Temps - 11/09/12019 - Nicolas Dufour
Des esprits chagrins peuvent juger Mme Maigret comme une femme d’ancien régime, l’épouse qui tricote, limite potiche. Simenon lui-même la décrit avec ce mélange de subtilité et de raideur qui est le propre de son commissaire: «Une jeune fille un peu dodue, au visage très frais, avec, dans le regard, un pétillement qu’on ne voyait pas dans celui de ses amies» – dans Les Mémoires de Maigret, où est narrée la rencontre des deux personnes, avec un Maigret embarrassé dans une soirée où il ne connaît pas grand monde, jusqu’à ce que Mme le repère [...] On peut d’abord objecter que le couple a son indatable originalité. La manière distante et affectueuse, sans grand verbiage, dont Mme appelle son mari «Maigret», comme un sigle. Même dans l’intimité, elle n’a pas la naïveté de croire qu’elle peut percer la carapace...>>>

SIMENON SIMENON NEWS WORLD PIPA E GIN ED E' NATO MAIGRET. IL COMMISSARIO FA 90 ANNI


















 Pipe et genièvre et Maigret est né. Le commissaire 90 ans
• Pipe and gin and Maigret is born. The Chief Inspector is 90 years old

Il Fatto Quotidiano - 10/08/2019Leonard Coen
“L’estate Simenon”, l’hanno battezzata i parigini. Mica hanno torto. Non solo il 4 settembre ricorre il trentesimo anniversario della sua morte ma, ma tra la fine d’agosto e settembre si festeggia anche la nascita – sulla carta – della sua creatura più famosa e amata, avvenuta novant’anni fa, nel 1929: il commissario Maigret. Che all’anagrafe ..._>>>

domenica 11 agosto 2019

SIMENON SIMENON. 28 NUANCES DE MAIGRET - 28 SFUMATURE DI MAIGRET - 28 SHADES OF MAIGRET





5. Maigret aide son neveu
« Pendant que Maigret […] posait des questions, grommelait pour lui seul, observait ses gens les uns après les autres, Paul Vinchon, comme un bon secrétaire, prenait des notes à la volée. […] – Tais-toi, je te dis ! grondait Maigret […], tandis que son neveu ne savait quelle contenance prendre. […] Tu n’es bon qu’à m’attirer des ennuis… Je vais te dire ce que j’ai à te dire… Après […] tu n’auras qu’à t’en tirer tout seul, et, si tu ne t’en tires pas, ce n’est pas la peine de téléphoner au Tonton…» (Jeumont,51 minutes d’arrêt !)


5. Maigret aiuta suo nipote
« Intanto che Maigret […] poneva delle domande, borbottando tra sè e sé, osservava i suoi personaggi uno dopo l’altro, Paul Vinchon, come un bravo segretario, prendeva degli appunti al volo. […] – Ti dico di stare zitto, sbraitò Maigret […] intanto suo nipote non sapeva quale contegno prendere. […] Tu sei buono solo ad attirarmi dei grattacapi… Ti dico quello che ti devo dire…Dopo […] tu non avrai altro da fare che cavertela da solo e, se tu non te la cavi, non è il caso di telefonare allo zio… » (Jeumont, 51 minuti di fermata!)


5. Maigret helps his nephew
“While Maigret […] was asking questions, grumbling for himself alone, watching people one after the other, Paul Vinchon, as a good secretary, was taking notes on the fly. […] Shut up, I tell you! Maigret was growling […], whereas his nephew didn’t know how to behave. […] You’re only good at getting me into trouble… I’ll tell you what I have to tell… Afterwards […] you’ll just have to get by on your own, and if you don’t succeed in it, it’s not worth phoning to your uncle…” (Jeumont, 51 Minutes’ Stop!)



sabato 10 agosto 2019

SIMENON SIMENON. L'ALBUM PHOTOS DE MAIGRET - L'ALBUM FOTOGRAFICO DI MAIGRET - MAIGRET'S PHOTO ALBUM

Pour les 90 ans de sa naissance, le commissaire nous ouvre son livre de souvenirs. Nous vous proposons, à quinzaine, une rubrique pour commémorer cet événement phare de cette année 2019.


Per i 90 anni dalla sua nascita, il commissario ci apre il suo libro dei ricordi. Noi vi proporremo, ogni quindici giorni, una rubrica per commemorare questo avvenimento clou per l’anno 2019.


For the 90th anniversary of his birth, the Chief Inspector shows us his memory book. We propose a fortnight column to commemorate this milestone event of this year 2019.










• Et puis un jour, j’en ai eu assez qu’il raconte parfois n’importe quoi à propos de mes enquêtes et de mon métier… Alors, j’ai décidé d’écrire mes Mémoires pour rectifier ses affirmations, et pour raconter comment nous nous sommes connus.


• E poi un giorno, ne ho avuto abbastanza che egli raccontasse qualsiasi cosa a proposito delle mie inchieste e del mio mestiere…Allora ho deciso di scrivere le mie Memorie, per rettificare le sue affermazioni e per raccontare come ci siamo conosciuti.



• And then one day I had enough that he sometimes was telling whatsoever about my investigations and my job… So, I decided to write my Memoirs to correct his statements and to tell how we met.

venerdì 9 agosto 2019

SIMENON SIMENON. ROMANZIERE POPOLARE, MA ANCHE POPULISTA?


Nella narrativa più popolare dello scrittore sono ravvisabili segni di populismo?

SIMENON SIMENON, ROMANCIER POPULAIRE, MAIS AUSSI POPULISTE ?
Dans la littérature plus populaire de l'écrivain, y a-t-il des signes reconnaissables de populisme ?
SIMENON SIMENON. A POPULAR NOVELIST, BUT ALSO POPULIST?
In the writer's more popular literature, are there recognizable signs of populism?



Si fa un gran parlare di populismo di questi tempi. Grazie, o per colpa, della politica soprattutto. Per i pochi cui queste “chiacchiere” non fossero arrivate alle orecchie, qui diremo sbrigativamente che si tratta di una teoria politica secondo la quale, come dice la parola stessa, si tende a privilegiare più direttamente possibile la volontà del popolo nelle scelte economico-politico-sociali di uno Stato, o con l'emergere di politici che s'intestano la funzione di portavoce delle istanze popolari, oppure con la creazione di meccanismi più o meno automatici (talvolta funzionanti, in altri casi inceppati) che escludono (o almeno tentano di bypassare) la funzione di mediazione (ad esempio nel sistema della democrazia rappresentativa) di un organo elettivo come il Parlamento. Referendum, sondaggi, a volte persino il cosiddetto "furor di popolo" contribuiscono a tradurre in leggi e norme i desiderata del popolo.
Ma populista è davvero una categoria che in qualche modo può essere usata anche per la narrativa?
Ma populista è davvero una categoria che in qualche modo pò essere usata anche per la narrativa?
L'Encicopedia Treccani scrive testualmente che si tratta di un'espressione "...di per sé idonea a designare tanto la letteratura creata dal popolo quanto quella fatta per il popolo...". E poi ricorda come questa sia una "...produzione letteraria di modeste ambizioni formali e culturali e di grande successo presso il pubblico di massa, e in particolare quella che rientra nei generi di consumo (detti anche, complessivamente, paraletteratura), - quali punti in comune con la la letteratura-alimentare o la semi-letteratura di simenoniana concezione? - come attualmente il romanzo poliziesco e di spionaggio, il romanzo rosa, la fantascienza, il racconto del terrore, quello pornografico, e le loro varie contaminazioni...".
Siamo nella letteratura semi-alimentare, cioè nei Maigret, narrativa di genere poliziesco, o in quella dei romanzi brevi e dei racconti su ordinazione del periodo precedente? Se non siamo proprio in questo milieu, siamo certamente nei paraggi.
Ma Simenon, dai Maigret in poi, ha sempre rivendicato la sua indipendenza d'ispirazione, aveva corso per troppi anni dietro agli schematici modelli della letteratura di genere, con trame, personaggi e addirittura finali già predeterminati, per non voler, dopo, scrivere quello che voleva, nel modo in cui gli piaceva e trattando gli argomenti di suo esclusivo interesse.
Certo che poi i suoi protagonisti fossero delle persone qualsiasi, talvolta anche del popolino, cameriere, ciabattini, impiegati, pescatori, dattilografe, è vero e non possiamo escludere che le sue frequentazioni degli anni '20 a Parigi e le centinaia di titoli scritti su commissione, qualche traccia l'avessero lasciata. 
Schematicamente potremmo dire che nella prima fase, quella delle decine di pseudonimi, la sua era una letteratura populista nel senso che rispondeva a dei cliché che rappresentavano esattamente quello che il popolo-lettore voleva, con dei protagonisti che gli piacessero, con delle vicende che  seguissero delle vie attese e delle conclusioni che facessero felice chi leggeva.
Simenon da una parte ci teneva ad essere uno scrittore popolare, lo dimostrano anche il fatto che gli piaceva considerare il suo come un lavoro artigianale, perché fatto con le mani e perché richiedeva fatica (a fine di ogni seduta di scrittura, pesando gli indumenti indossati, registrava la perdita di circa 600 grammi in sudore). E poi la semplicità della scrittura e addirittura l’impiego di quelle che lui chiamava les môts-matière. Dall’altra però ci teneva che la sua fosse considerata una letteratura “distinta” dagli altri, cosa che anche Gide riconosceva e per la quale aveva addirittura coniato l’allocuzione “letteratura-media”, definizione per la verità non molto felice, un po’ vaga e atipica soprattutto per un romanziere per il quale aveva un grande ammirazione e il quale, per un paio di volte, fu vicino al Nobel per la letteratura. (m.t.)