martedì 10 marzo 2020

SIMENON SIMENON. SIMENON ET « POLICE-FILM »

Quelques informations bibliophiliques 

SIMENON SIMENON. SIMENON E “POLICE-FILM” 
Alcune informazioni bibliofile 
SIMENON SIMENON. SIMENON AND “POLICE-FILM” 
Some bibliophilic information 

Les fascicules « Police-Roman » étaient publiés par la Société parisienne d’édition, créée en 1909 par la famille Offenstadt. C’est en 1938 que leur vient l’idée d’introduire sur le marché une publication hebdomadaire, chaque vendredi, au début en tout cas, de romans à texte court et dans la mode du moment, c’est-à-dire le « roman policier ». Le nom de la revue change plusieurs fois, de « Police-Film » au début, le titre devient à partir du 6ème numéro « Police-Film/Police-Roman »puis « Police-Roman/Police-Film » à partir du 18ème numéro, puis enfin « Police-Roman » à partir du 30ème numéro.
Le premier fascicule, daté du 29 avril 1938, est une nouvelle de la main de SimenonMademoiselle Berthe et son amantheureuse surprise, car après ses séries des « Treize » parues dans le magazine «Détective », l’auteur avait abandonné l’écriture de nouvelles pour écrire les romans de Maigret. Mais en 1937 et 38, il reprend la publication de nouvelles pour lesquelles il a un accord de publication avec le gérant, Monsieur Offenstadt. 
Suite à une pénurie de papier, restriction imposée par les occupants, la série est arrêtée en décembre 1941 ; beaucoup de sources indiquent que cet ultime numéro est le 157ème, soit Le Coup de Jarnacsigné Magda Contino, paru le 5 décembre 1941 ; Claude Menguy, lui, indique qu’il n’y a pas 157 mais 159 numéros, le dernier paraissant le 19 décembre de cette année. C’est bien sûr lui qui a raison, et j’en veux pour preuve le catalogue de la maison de vente bruxelloise « Ferraton », qui met en vente 159 numéros de cette publication, reliés en quatre volumes. Par ailleurs, Claude les possédait tous. 
De ces 159 numéros, 43 sont de la plume de Simenon ; parmi ceux-ci, une série de
nouvelles, Les Nouvelles Enquêtes du commissaire Maigretsplendidement illustrée de dessins par le peintre Raymond Moritz, et une autre, Les Dossiers de l’Agence Oillustrée de photos de l’affichiste René Péron. Pour les collectionneurs, il faut noter que le numéro 109 de la sérieLe Château de l’Arsenicest tout à fait introuvable, car suite aux évènements de juin 1940, la maison d’édition a  interrompre la parution de cette série. Il ne fut imprimé qu’un nombre réduit d’exemplaires de ce numéro et encore moins furent distribués aux revendeurs. Au mois de décembre, le calme étant un peu revenu, le même titre fut republié mais en portant le numéro 108 ; ceci est dû au fait que l’ancien n° 108, L’Attentat de minuit, écrit par Georges Vidal et publié le 14 juin 1940, a connu la même mésaventure que l’ancien n°109 de Simenon ; mais il ne fut pas republié comme c’était le cas pour Le Château de l’Arsenic.
Une autre curiosité, que peu d’amateurs de Simenon connaissent, est le fait que la maison d’édition de « Police-Film » a publié plusieurs albums contenant cinq des anciennes nouvelles dont ils avaient vraisemblablement un grand stock en réserve. Au début, chaque album contenait deux, trois nouvelles de Georges Simenon. Dans le numéro 10 (celui qu’on peut voir dans l’illustration de ce billet), on trouve L’Enquête de Mlle Doche et La Ligne du Désert. J’ignore si dans les numéros suivants il y a encore des textes de Simenon mais dans le numéro 11, en tous cas, il n’y en a pas. 
Signalons, pour les nantis de ce monde, que dans le catalogue « Ferraton », la collection complète de 159 numéros était estimée entre 3000 et 4000 euro ! A bon entendeur salut ! 

Philippe Proost

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