venerdì 26 febbraio 2016

SIMENON SIMENON. FEVRIER 1932: LA COLLISION DES DATES, DE CHRISTIAN BRULLS A GEORGES SIMENON, EN PASSANT PAR GEORGES SIM

Le texte évoque la parution originale de trois romans de Simenon: deux "proto-Maigret" sous pseudonymes et "L'affaire Saint-Fiacre"

SIMENON SIMENON. FEBRUARY 1932: A COLLISION IN DATES FROM CHRISTIAN BRULLS TO GEORGES SIMENON VIA GEORGES SIM
The text evokes the original release of three Simenon novels: two "proto-Maigrets" under pseudonyms and "The Saint-Fiacre Affair" 

SIMENON SIEMENON. FEBBRAIO 1932: LA COINCIDENZA DI DATE, DA CHRISTIAN BRULLS A GEORGES SIMENON, PASSANDO PER GEORGES SIM
Si tratta dell'uscita originale di tre romanzi di Simenon: due "proto-Maigret" e "L'affare Saint-Fiacre" 

Février 1932: Simenon est en route entre deux destinations, entre Antibes où il vient de passer l'hiver, et Marsilly où il s'installera en avril-mai. Ce "passage transitoire" se reflète aussi dans sa production littéraire: ce début des années '30 oscille, pour le romancier, entre parution des premiers romans sous patronyme, et du reste de la production sous pseudonymes. Malgré le succès des premiers romans Maigret, rien n'est encore certain, et Simenon continue à écrire de la "littérature alimentaire", pour assurer à la fois "sa matérielle" et "ses arrières".
En ce mois de février, paraît chez Fayard le treizième roman narrant une enquête du commissaire, L'affaire Saint-Fiacre. Les lecteurs qui le découvraient ont-ils fait le rapport entre celui-ci et deux autres romans, signés, l'un Christian Brulls et paru aussi chez Fayard, dans la collection "Les maîtres du roman populaire", et l'autre Georges Sim et paru chez Tallandier dans la collection "Criminels et policiers" ? Le premier porte le titre de La figurante et le second celui de La maison de l'inquiétude. Tous deux paraissent également en ce mois de février 1932, et ils ont ceci de particulier que ce sont ce que les simenologues ont appelé des "proto-Maigret", autrement dit des romans où apparaît déjà ébauchée la figure du commissaire.
La figurante, titre imposé contre la volonté de Simenon, qui dans son manuscrit l'avait intitulé La jeune fille aux perles, est à cheval entre deux genres: le roman utilise encore les poncifs de la littérature populaire, mais en même temps Maigret y apparaît sous des traits qui sont déjà ceux du commissaire du cycle officiel, que ce soit dans son aspect physique ("un homme aux larges épaules, au visage épais, mais aux yeux pétillants, qui mangeait des sandwiches", "il bourra lentement une pipe qu'il alluma, campé devant la fenêtre") ou dans son aspect moral ("qui avait dans toute sa personne quelque chose d'à la fois bourru et attendri", "Je ne crois rien! Je ne pense rien!").
Quant à l'autre roman, La maison de l'inquiétude, les lecteurs avaient déjà pu le découvrir bien avant, puisque c'est en mars-avril 1930 que le texte paraît en feuilleton dans le journal L'Œuvre, donc une année avant le lancement des premiers Maigret… Les lecteurs s'étaient-ils rendus compte alors de la portée qu'allait avoir ce commissaire aux méthodes inattendues ? C'est peu probable, car, même si ce roman contient de nombreux ingrédients d'un "vrai" Maigret (le commissaire, installé au Quai des Orfèvres, mène son enquête à la façon de celle qu'on va lui connaître par la suite: il interroge la concierge, furète chez la victime, rumine les informations qu'il recueille peu à peu, se prend d'une certaine empathie pour les personnages qu'il côtoie, recherche la vérité sans employer une méthode rationnelle, mais en utilisant ses sensations), il reste quelques "scories" qui sentent encore le roman populaire: des personnages assez schématiques et un dénouement théâtral. C'est peut-être la raison pour laquelle Simenon n'a pas voulu l'inclure dans sa production "officielle", outre le fait que le romancier a décidé que Pietr le Letton serait le véritable "premier" Maigret, parce que le premier qu'il signait de son patronyme, et le premier pour lequel il a senti qu'il avait franchi une étape dans sa façon d'écrire…
Il n'empêche que l'on peut se poser la question: les lecteurs qui, en février 1932, achetaient La figurante ou La maison de l'inquiétude, ont-ils réalisé qu'ils lisaient une aventure du même personnage que dans L'affaire Saint-Fiacre ? Ou les différences étaient-elles à ce point perçues clairement qu'ils n'ont pas du tout fait le rapprochement ?

Murielle Wenger

2 commenti:

Andrea Franco ha detto...

la maison de l inquetude non è lontano dai maigret ufficiali anche se presenta alvcuni retaggi dei romanzi popolari,per la figurante invece direi che le differenze con la serie del commissario sono ancora notevoli

Andrea Franco ha detto...

gli altri due "proto-maigret"(train de nuit e la femme rousse)vedono il personaggio del commissario ancora troppo distante dall essere ben delineato per essere realmente paragonati al ciclo ufficiale