martedì 27 novembre 2018

SIMENON SIMENON. MAIGRET ET LES ITALIENS

Quels sont les personnages d'origine italienne qui apparaissent dans la saga, et comment ils sont présentés par le romancier 

SIMENON SIMENON. MAIGRET E GLI ITALIANI 
Quali sono i personaggi di origine italiana che appaiono nella serie e come vengono presentati dal romanziere 

SIMENON SIMENON. MAIGRET AND THE ITALIANS 
Which are the characters of Italian origin who appear in the saga, and how are they presented by the novelist 



Comme nous l'avons vu dans un billet précédent, on trouve peu de choses sur l'Italie, d'un point de vue géographique, dans la saga. Par contre, l'Italie est davantage présente par ses ressortissants. Les personnages d'origine italienne sont, sinon très fréquents, du moins mentionnés à plusieurs reprises dans les romans. Ces personnages portent évidemment des patronymes à consonance italienne ou italianisante. Simenon, on le sait, puisait souvent dans les annuaires téléphoniques les noms de ses personnages, dans un souci de réalisme, et il en était évidemment de même dans le choix des patronymes des personnages «étrangers»; que l'on songe aux noms portés par les personnages d'origine flamande ou anglo-saxonne, par exemple, et les Italiens n'échappent évidemment pas à la règle.  
Cependant, si l'on tente de dresser la liste des personnages originaires de la Péninsule, il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège de croire que tous ceux dont le patronyme finit par les lettres «a», «i» ou «o» sont des personnages italiens ! En effet, Simenon aussi utilisé cette formule pour les nombreux personnages originaires de Corse (les Alfonsi, Bastiani, Caracci, Christiani, Colombani, Falconi, Mariani, Mazotti, Mocco, Palmari, Sabatini) et les truands de la Côte d'Azur, Toulonnais ou Marseillais (Fazio, Giovanni, Marcia ou Mori) 
Les «vrais» Italiens se rencontrent cependant dans la saga. On peut les regrouper en plusieurs catégories. La première est celle des garçons de café ou des patrons de restaurants, et pour une grande part d'entre eux, ils ont des accointances avec les milieux parisiens interlopes; par exemple, Pepito Palestrino, originaire de Naples, et propriétaire d'un cabaret de Pigalle (Maigret); Pozzo le Sicilien et Luigi le Napolitain dans Maigret, Lognon et les gangsters. La deuxième catégorie est celle des gars du Milieu clairement identifiés comme tels; ainsi les gangsters américains, d'origine sicilienne, Cicero et Cinaglia dans Maigret, Lognon et les gangsters; ou Guido Ferrari le tueur de la bande à Oscar dans La Nuit du carrefour 
La troisième catégorie regroupe ceux qui se sont fondus dans la masse du petit peuple parisien, exerçant des professions «honorables», et la seule chose qui les distinguent est leur patronyme d'origine italienne, parfois l'accent qu'ils ont gardé; ainsi Angelo Massoletti, ouvrier peintre chez Planchon (Maigret et le client du samedi); Gino Massoletti, représentant en automobiles, de marque italienne, cela va de soi… (La Patience de Maigret); Gino Pagliati, d'origine napolitaine, qui tient une épicerie dans le quartier des Maigret, et dont la spécialité est la confection de pâtes, bien entendu… (Maigret et le tueur); Vittorio Petrini, encore un Napolitain, chauffeur des Sabin-Levesque (Maigret et Monsieur Charles).  
La quatrième catégorie est celles des membres de la noblesse italienne, tels le comte Palmieri (Maigret voyage), le comte Panetti, «l'homme des munitions et de l'industrie lourde en Italie» (L'Amie de Madame Maigret), auxquels on peut ajouter des membres de la haute finance, comme Aldo de Rocca, «magnat des soies artificielles en Italie» (Maigret voyage) ou Marco Santoni, un Milanais, «représentant en France d'une grande marque de vermouth italien» (Maigret et la jeune morte). 
La cinquième catégorie est celle des Italiens émigrés aux Etats-Unis, et qui ne sont pas tous devenus des gangsters (!), comme Angelino Potzi, fournisseur de la base d'aviation de Tucson (Maigret chez le coroner), ou Angelino Giacomi, venu de Naples et installé à New York comme tailleur (Maigret à New York).  
Enfin, pour terminer, on peut mentionner quelques personnages féminins d'origine italienne: Louise Sabati dans Maigret a peur, fille d'un maçon italien, et les «trois Italiennes» d'Emile Boulay dans La Colère de Maigret, à savoir sa femme Marina, sa belle-sœur Ada et sa belle-mère; Antonio Farano, le beau-frère de Boulay, est venu en France pour travailler comme ouvrier chez Renault; il a fait venir d'Italie sa mère et ses sœurs; lorsque Marina a épousé Boulay, celui-ci a installé toute la famille dans un appartement à deux pas de ses cabarets, où les trois femmes, avec les enfants, ont recréé une sorte de «petite Italie» (ces mots sont dans le texte).  
Ainsi, par la présence de quelques personnages bien caractérisés, mais sans y insister, le romancier nous brosse-t-il un tableau réaliste des aspects socio-culturels du petit monde parisien où Maigret évolue. Et les touches d'«italianité» en font partie, sans doute au même titre que les évocations d'autres migrants européens venus chercher à Paris un ailleurs meilleur. Simenon en était bien conscient, lui le petit Liégeois parti à la conquête de la Ville-Lumière… 

Murielle Wenger 

1 commento:

Andrea Franco ha detto...

Gli italiani sono spesso menzionati ma sempre con ruoli secondari:direi che le due volte in cui hanno ruoli più importanti sono in maigret a nrew york e la colère de maigret(msigret e l affare strip tease)