martedì 11 settembre 2018

SIMENON SIMENON. DE LA NORVEGE A L'AMERIQUE, EN PASSANT PAR L'ITALIE...

Mise en parallèle chronologique des publications des romans Maigret chez Fayard et des premières traductions 

SIMENON SIMENON. DALLA NORVEGIA ALL'AMERICA, PASSANDO DALL'ITALIA... 
Paralleli cronologici delle pubblicazioni dei romanzi Maigret per Fayard e delle prime traduzioni 
FROM NORWAY TO AMERICA, VIA ITALY 
Chronological paralleling between the Maigret novels published by Fayard and the first translations


D'après les dernières statistiques de l'UNESCO (qui n'ont plus été mises à jour depuis quelques temps…), Simenon est le 17ème auteur le plus traduit au monde, et le troisième auteur de langue française, après Jules Verne et Alexandre Dumas. Ces chiffres sont plus ou moins stables depuis plusieurs années, et ils montrent bien l'importance du romancier dans le panorama mondial de la littérature. Les statistiques de traduction de l'œuvre simenonienne concernent aussi bien les Maigret que les romans durs, mais dans ce billet, nous allons nous concentrer sur les premières traductions des romans de la saga maigretienne, ceux publiés par Fayard. 

En 1931, Fayard publia 11 romans mettant en scène le commissaire à la pipe, et on peut dire que le succès fut presque immédiatement au rendez-vous, le public appréciant, contre toute attente (surtout celle de l'éditeur…) ce personnage hors norme. Deux autres indicateurs notèrent ce succès: d'une part, les adaptations au cinéma qui s'ensuivirent très rapidement après les premières publications, et d'autre part, les premières traductions, quasi simultanées aux parutions chez Fayard. En effet, au cours des années 1930, les romans Maigret connurent une diffusion internationale, et le personnage du commissaire allait trouver des adeptes au-delà des frontières. 
D'après nos recherches, les deux premiers romans Maigret qui ont été traduits sont Monsieur Gallet, décédé et Le chien jaune, qui parurent en 1931 déjà en norvégien. En 1932, alors que Fayard publiait six nouveaux romans de la collection, les traductions se multiplièrent: l'éditeur américain Covici, Friede publia des traductions de Monsieur Gallet, décédé et le pendu de Saint-Pholien; Mondadori publia en italien des traductions de L'ombre chinoise, Le pendu de Saint-Pholien, Le charretier de la Providence, Le chien jaune et La guinguette à deux sous; un éditeur portugais faisait paraître une traduction de La tête d'un homme, tandis qu'un éditeur brésilien publiait les traductions de Monsieur Gallet, décédé, Le chien jaune et Un crime en Hollande; les Norvégiens continuaient avec les traductions de Le pendu de Saint-Pholien, Le charretier de la Providence, Pietr le Letton, La nuit du carrefour, Un crime en Hollande; et les Danois entraient en lice avec les traductions de Le pendu de Saint-Pholien et Le chien jaune; enfin paraissait une première traduction en espagnol de Pietr le Letton. Autrement dit, au moment où Simenon faisait une première pause dans sa production maigretienne et commençait à écrire ses premiers romans durs pour Fayard, il existait déjà 21 traductions pour 10 romans Maigret, et dans 6 langues. 
En 1933 ne parut qu'un seul roman de la collection Maigret (L'écluse no 1), les autres publications étant réservées aux romans durs. Cette même année vit la sortie de pas moins de 25 traductions pour 14 romans de la saga maigretienne, en 9 langues: s'ajoutaient aux langues mentionnées ci-dessus, le néerlandais, le polonais et le tchèque. Et en 1934, tandis que paraissait le dernier roman du commissaire chez Fayard, et que Simenon commençait à publier ses premiers romans durs chez Gallimard, de nouvelles traductions des Maigret apparurent dans plusieurs des langues déjà mentionnées, auxquelles se joignaient l'allemand et le suédois. Enfin, en 1935, alors que Simenon avait décidé de "laisser tomber" son héros commissaire, celui-ci vivait déjà une belle carrière à l'étranger, car chacun des romans de la série Fayard avait été traduit dans au moins une des langues que nous avons listées ci-dessus, auxquelles s'étaient encore additionnés le japonais et le letton. 
Après quatre ans d'existence littéraire, le commissaire pouvait se targuer d'être connu sur trois continents, et d'avoir des lecteurs qui vivaient dans des endroits aussi différents que des îles du Pacifique, de grandes villes états-uniennes, et toute l'Europe, du Nord au Sud. Et ce n'était que le début, puisque les romans Maigret allaient petit à petit conquérir de nouveaux territoires. A ce jour, les enquêtes du commissaire ont été traduites en 54 langues recensées. 


Murielle Wenger

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