sabato 17 febbraio 2018

SIMENON SIMENON. SIMENON ET L'ENIGME DU TAM TAM

A propos d'une curiosité bibliophilique 

SIMENON SIMENON. SIMENON E L'ENIGMA DEL TAM TAM 
A proposito di una curiosità bibliofila  
SIMENON SIMENON. SIMENON AND THE TAM TAM ENIGMA 
About a bibliophilic curiosity 

Simenon aurait-il joué de cet instrument quelque peu exotique ? Mais que non ! Tam Tam est le nom d’un mensuel peu connu. En couverture, il est spécifié «Tam Tam Le Digest Noir». Son rédacteur en chef est Léon Treich et ce mensuel est publié par «Les Editions du siècle».
Le premier numéro parait en février 1950, il propose un abonnement pour douze parutions. En réalité, le mensuel n’ira pas plus loin que six numéros. En effet, cette revue, du genre publication érotique, se voit condamnée par la censure. L’arrêté du 28 août 1950 en interdit la vente aux mineurs et en interdit aussi l’exposition et l’affichage; il est évident que cela réduit sérieusement les chances d’être vendu à un grand nombre d’amateurs. De là qu’après six numéros, la direction de Tam Tam cesse la publication de ce mensuel.
A première vue, pourtant, ce mensuel a tout pour paraître léger mais sérieux; en effet, le sous-titre «digest» fait penser à d’autres publications fort sérieuses, elles. Ensuite, le rédacteur en chef, Léon Treich, n’est pas le premier venu. Ce journaliste a débuté sa carrière en 1907 et collabora à plusieurs publications dont L’Aurore, Historia, Le Figaro, Comoedia et bien d’autres. Malgré ces indices prometteurs, Tam Tam était une revue érotique.  
Quelle surprise donc de voir dans le sommaire de celle-ci, en 1950, apparaître le nom de Georges Simenon, précédé d’un titre d’article qu’il n’a sûrement pas écrit à cette date-là. La possible explication est donnée par le titre de la rubrique dans laquelle le texte parait: «Avant la gloire». De plus, les rédacteurs ont pris la peine d’expliciter le titre de la rubrique en insérant le texte suivant: «Dans cette nouvelle rubrique …nous publierons des contes, chroniques ou poèmes écrits par nos grands écrivains, souvent sous des pseudonymes, avant qu’ils ne soient parvenus à la célébrité. «J’enlève ma chemise» date de 1926 …il n'écrivait encore que sous le nom de Georges Sim …c’est sous ce nom que le conte parut dans un journal depuis longtemps disparu» 
Curieux de savoir dans quel journal ce texte avait paru, j’ai consulté plusieurs bibliographies, dont celle de Menguy, mais je n’ai rien trouvé de semblable. L’histoire cadre bien avec ce que Simenon a écrit dans les années 1920-1930: «Une jeune prostituée veut absolument enlever sa chemise, alors que le client n’y tient pas forcément, mais lorsqu’elle le fait malgré tout on peut lire, tatoué entre les deux seins, un message publicitaire». Tout cela me pose deux problèmes. Le premier: Simenon aurait-il vraiment autorisé la publication de ce texte en 1950 ou la revue l’a-t-elle fait sans l’accord de l’auteur ? Le deuxième problème: ne retrouvant pas ce titre, la revue a-t-elle copié un ancien texte, avec ou sans la permission de l’auteur, et en a-t-elle changé le titre ? Il se peut également que ce bout de conte ait été extrait d’un texte plus long. Quoi qu’il en soit, cela mérite une petite enquête dans la correspondance de Simenon. 

Philippe Proost 

1 commento:

Andrea Franco ha detto...

Moi aussi j'ai ce numéro de tam tam et je n'ai pas trouvé des correspondances dans l'oeuvre sous pseudonime