martedì 28 agosto 2018

SIMENON SIMENON. SIMENON… OU PAS SIMENON…

Petite enquête bibliophilique 

SIMENON SIMENON... SIMENON. O NON SIMENON… 
Picola indagine bibliofilia 
SIMENON SIMENON. SIMENON… OR NOT SIMENON… 
A small bibliophile investigation 


Un vieux marché, une brocante. Soudain, une table remplie de vieux magazines. Tripoter, tourner les pages à la recherche d’un texte de Simenon. Rien de spécial, ou peut-être cette revue de cinéma des années '20. Il s’agit d’un «Cinémagazine» du 23 décembre 1927, le n° 51 de la 7ème année. C’est en parcourant cette revue que je trouve, en page 548 (numérotation de l’année), un texte signé «Sim».
N’ayant jamais lu, ni entendu quoi que ce soit (même pas dans la bibliographie de Menguy) au sujet de ce magazine, je me suis tout de suite demandé si ce «Sim» est bien celui de Simenon. Le texte, d’une demi-pages’intitule «Lettre de Nice», et traite du film «Passionnée», dans un style «reportage».
Alors, du Simenon ou pas ? Voici les arguments pour et contre. Voyons d’abord les points négatifsIl est rare de trouver une signature de notre écrivain sans mention d’un prénom; de plus, Simenon n’était pas à Nice cette année-, mais il vivait à Paris la plupart du tempsenfin, ayant parcouru d’autres numéros de cette revue, je n’ai plus trouvé d'autres articles signés Sim.  
Venons-en maintenant aux arguments en faveur d’un texte de la main de G.S. Il est rare de trouver des textes sans mention du prénom, mais il y en a, pas beaucoup mais il y en aj’en ai repéré trois dans «Frou-Frou» et, plus important, ils sont de la même année 1927. Il s’y trouve également deux fois «Sim G». Un autre point est le fait que notre romancier, l’année d’avant, passa plusieurs mois à Porquerolles et qu'il fit plusieurs visites à Nice pour y suivre des procès au tribunal de cette ville. Il est donc probable qu’il connaissait bien cette ville et peut-être certains de ses habitants.  
Il arrivait aussi à Simenon d'écrire des articles au sujet de la sortie d’un film, lors de sa «période reporter» à la «Gazette de Liège». De plus, il avait déjà écrit ce genre de textes pour le magazine «La Cinématographie Française», les 9 et 16 décembre 1922, et l'on peut supposer qu’il s'était lié avec quelques personnes de ce milieu. Enfin, pour en finir avec les arguments positifs, j'ai cherché, dans l’annuaire des écrivains et journalistes, un autre «Sim», et n’en ai point trouvé. En ce qui concerne l’acteur Sim, il est né en 1926 et ne peut pas avoir écrit ce reportage en 1927. 
Ma conviction est faite. Il s’agit bien d’un texte inconnu de Georges Simenon sous le pseudonyme «Sim». 

Philippe Proost

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