martedì 3 gennaio 2017

SIMENON SIMENON. SIMENON AU MUSEE RAIMU


Une idée de visite pour ceux qui peuvent passer quelques jours dans le Sud de la France…

SIMENON SIMENON. SIMENON AL MUSEO RAIMU
Un'idea di visita per coloro che possono trascorrere qualche giorno nel Sud della Francia...
SIMENON SIMENON. SIMENON AT RAIMU MUSEUM
A visit idea for those who can spend a few days in South France

Noël, quelques jours de repos dans le Var. A deux pas du littoral, on trouve la petite ville de Cogolin. C’est un village provençal pittoresque bâti sur les pentes du massif des Maures. Il y règne un climat très doux toute l’année. C’est une des rares communes du département à s’étirer lentement des terres jusqu’aux rives de la Méditerranée. On y trouve un peu plus de 10000 habitants et une vie culturelle active; parmi ce vaste choix, il y a le Musée Raimu, situé au n°18 de l’avenue Georges Clemenceau. Ayant en mémoire «Monsieur la Souris» et «Les Inconnus dans la Maison», je me devais de visiter ce musée.
L’exposition recouvre deux niveaux, le rez-de-chaussée et le premier étage, de l’immeuble dans lequel se trouve aussi le cinéma du village. On y est accueilli par Isabelle Nohain, qui n’est rien d’autre que la petite-fille du célèbre acteur et on peut y voir toutes sortes de documents retraçant la vie et l’œuvre de Jules Muraire, dit «Raimu».
Quelques décors agrémentent la visite: le café de la célèbre partie de cartes, sa première loge. Mais la richesse du musée consiste en documents divers, tels les affiches originales, plus de 200 photos d’époque, des manuscrits, des vêtements personnels et surtout un grand nombre de lettres.
On peut retrouver une grande partie de l’exposition dan un volume, vendu à l’entrée du musée pour la modique somme de € 20,00. Dans ce catalogue, on découvre bon nombre de références à Georges Simenon.
En page 98, il est expliqué comment Raimu, ne voulant pas honorer son contrat passé sous l’autorité des occupants, en est arrivé à tourner «Monsieur la Souris» pour prouver à ces derniers qu’il était occupé ailleurs. Il est toutefois dommage que la photo se trouvant sur cette même page, portant l’indication, «Jules Raimu et Georges Simenon» soit de tellement mauvaise qualité que l’on hésite à reconnaître Simenon.
A la page 109 est reproduite une lettre, non datée, de Simenon à Raimu: «Mon cher Raimu, Je n’ai pas voulu vous déranger à nouveau hier au soir. Bravo. Vous êtes une cariatide! Mais humaine. Et longuement. Affectueusement. Simenon».
Plus loin, page 118, il y a une lettre datée de St Andrews le 6 août 1946 (Simenon a tapé: "aout"), dans laquelle il explique à "Mon

cher Jules", qu’étant aux Etats-Unis il vient de terminer cinq romans dont «Le Clan des Ostendais» qui lui parait «…tellement cinématographique, et tellement pour toi, que je n’hésite pas à t’en envoyer un manuscrit. Lis-le. Dis-moi en toute franchise…ce que tu en penses.». En fait, Georges Simenon ne voulait pas que Raimu puisse, plus tard, lui reprocher de ne pas avoir pensé à lui pour ce film. Film qui, par ailleurs, ne s’est jamais fait.
A partir de la page 204, c.-à-d. dans le chapitre «Cinéma», il y a deux pages consacrées au film «Les Inconnus dans la Maison» et également deux pour «Monsieur la Souris», joliment illustrées par des photos tirées de ces films. Le catalogue, très complet, est par ailleurs très intéressant pour tous ceux qui aiment Spaak, Clair, Pagnol, Guitry et bien entendu Raimu. 
Si donc vous passez par Cogolin cet été… 

Philippe Proost 

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