martedì 24 gennaio 2017

SIMENON SIMENON. UN DERNIER MAIGRET… EN ATTENDANT LES SUIVANTS…

Comment est né Maigret, le dernier roman de la série Fayard 

SIMENON SIMENON. UN ULTIMO MAIGRET… ASPETTANDO I PROSSIMI... 
Come è nato Maigret, l'ultimo romanzo della serie Fayard 
SIMENON SIMENON. A LAST MAIGRET... WHILE WAITING FOR THE NEXT ONES… 
How Maigret was born, the last novel in the Fayard series 


Dans L'écluse n° 1, Simenon envoyait joyeusement Maigret à la retraite, lui offrant une maison sur les bords de la Loire, arguant du fait que le commissaire, selon lui, "était fatigué" et "avait vraiment envie de campagne, de quiétude, de lecture". En réalité, on s'en doute, c'est le romancier lui-même qui éprouvait une certaine saturation de ces histoires policières, et, bien décidé à passer à une nouvelle étape (il avait rédigé L'écluse
n.1 en avril 33, et il signait un contrat avec Gallimard en octobre de la même année), il voulait saborder son commissaire. Mais, dans un "réflexe de prudence", comme l'écrit Lacassin, il ne le tua pas, comme l'avait fait Conan Doyle avec son Sherlock, il se contenta de le sortir du service actif. Qui sait, c'était un personnage qu'on pouvait toujours réutiliser en cas de besoin… 
Mais pour le moment, donc, le romancier se consacra à d'autres exercices: une dernière série de "romans durs" pour Fayard, et les premiers pour Gallimard, des reportages en Europe de l'Est et sur l'affaire Stavisky. Pas de quoi caser un roman Maigret là au milieu… 
Mais, au début de l'année 1934, le tout jeune journal Le Jour sollicitait Simenon pour qu'il écrive une aventure de son commissaire. Des lecteurs aussi, déçus de la disparition du héros, réclamaient son retour. Le romancier, finalement peut-être pas si fâché que cela de retrouver Maigret (et peut-être aussi avide de retrouver une bonne renommée après la cuisante expérience de l'affaire Stavisky…), se laissa convaincre et rédigea une nouvelle enquête pour son héros. Néanmoins, comme il considérait cela comme une parenthèse, il imagina que Maigret ne menait cette enquête que pour aider son neveu, qui s'était maladroitement fourré dans une vilaine affaire, et, de plus, il laissait son commissaire encore à la retraite.  
Et comme si cela n'était pas suffisamment clair, il se fendait d'un avertissement dans le journal en question, à la veille de la parution du premier épisode de son roman en feuilleton. Celui-ci débuta le 20 février, et le 19, paraissait un texte intitulé "Maigret reprend du service", où Simenon disait, en substance, que les auteurs de romans policiers n'avaient qu'une idée toute relative des réalités du métier de policier, et que leurs livres tenaient plus de la pure création romanesque que de la vérité. Et lui-même ne s'excluait pas du lot. Mais, ajoutait-il, au bout d'une vingtaine de romans, il avait décidé d'arrêter. Cependant, il acceptait la demande du journal, mais en jurant que "c'était la dernière fois". Et, concluait-il, "j'ai essayé de raconter une histoire policière — un roman, malgré tout! — qu'il soit possible de lire à voix haute devant un inspecteur de la P.J. sans que l'hilarité fasse sauter ses boutons de gilet. 
Pari réussi ? On reconnaîtra volontiers que l'histoire que Simenon raconte est vraisemblable (quoique ce revolver que l'ex-commissaire promène tout au long du roman, et dont il se sert même, ce qui est plutôt inhabituel chez lui…), et que l'intrigue pourrait être agréée par des policiers lecteurs. Le 20 février, le journal Paris-Soir faisait paraître un encart publicitaire pour ce feuilleton, où il reproduisait le texte d'avertissement de Simenon, y incluant quelques formules résumant ou évoquant l'intrigue, dont celle-ci: "Est-ce un roman policier ? Au quai des Orfèvres, on vous répondra: - C'est une histoire comme nous en vivons tous les mois." 
Et lorsque Fayard publia le roman en mars 1934, les critiques furent plutôt positives: "le dernier roman de M. Georges Simenon, l'un des meilleurs, l'un des plus sobres, des moins «policiers» qu'il ait écrits" notait Ric et Rac (ce qui ne dut pas déplaire au romancier, lui qui aspirait à être reconnu pour autre chose qu'un simple "auteur de polar"…), tandis que Paris-Soir claironnait: "Maigret ! On le croyait mort ! Et le voici avec sa pipe buvant de grands demis de bière tiède et, de ses gros doigts, dénouant, avec sa calme lucidité habituelle, une énigme policière qui vous passionnera." 
Qui sait, peut-être que ces mots allaient donner l'envie à Simenon de ne pas abandonner son héros, et de le remettre sur les rails à la première occasion… Malgré son serment, moins de deux ans plus tard, il allait permettre au commissaire de mener de nouvelles enquêtes, même si ce n'était encore que sous la forme de courts récits pour des journaux. Une façon comme une autre de ne pas l'abandonner, en attendant de retrouver l'énergie et le désir d'écrire de nouveaux romans policiers, parce que, bon gré mal gré, Simenon allait s'apercevoir qu'il ne pouvait pas si facilement que ça se passer de Maigret… 

Murielle Wenger 

1 commento:

Andrea Franco ha detto...

questo romanzo si intitola salomonicamenete "Maigret"proprio perchè nelle intenzioni di simenon doveva rappresentare l ultima recita del commissario,fortunatamente poi le sue idee in proposito cambiarono..ci regalò ancora 57 romanzi e i 27 racconti..da segnalare che mondadori lo pubblicò col titolo maigret e il nipote ingneuo e nella serie televisiva con gino cervi apparve con quel nome