martedì 28 novembre 2017

SIMENON SIMENON. SIMENON ET LE STRIP-TEASE

Petite trouvaille à usage des collectionneurs simenophiles 

SIMENON SIMENON. SIMENON E IL STRIP-TEASE 
Piccola trovata ad uso dei collezionisti simenofili 
SIMENON SIMENON. SIMENON AND STRIP-TEASE 
Small find for Simenon collectors 


La recherche d’une rareté, dans les étals des bouquinistes sur les quais de Paris, par exemple, peut donner lieu à des trouvailles insoupçonnées. D’une part, la production littéraire de Simenon est tellement vaste que l’on trouve des textes de sa main dans énormément de revues et hebdomadaires, et d’autre part, beaucoup d’éditeurs ont repris des textes ou parties de textes dans leurs éditions.
C’est le cas pour un petit livre édité par les «Editions Rencontre» de Lausanne en 1962, qui porte le titre «J’aime le Srip-Tease». En fait, il s’agit d’une publication tout à fait sérieuse, qui fait partie d’une collection comportant, entre autres, «J’aime… Le cinéma, Le théâtre, Le cirque, etc.». Cette collection est dirigée par Jean-Pierre Moulin et Yvan Dalain.
En ce qui concerne le petit volume auquel nous nous intéressons, le texte est de Patrik Lindermohr et les photos de Frank Horvat. Si Lindermohr me semble être un célèbre inconnu dont je n’ai retrouvé de traces nulle part, le photographe Horvat, par contre, né le 28 avril 1928 à Abbazia, Italie (devenu maintenant Opatija, Croatie), d’un père pédiatre et d’une mère psychanalyste, est un artiste très connu, aux multiples expositions dans le monde entier. A Londres, il a travaillé pour «Life» et «Picture Post», il a également travaillé pour «Elle», «Glamour», «Vogue»«Harper’s Bazar» et d’autres. Il n’est pas étonnant dès lors que ses illustrations, noir et blanc, pour «J’aime le Srip-Tease», sont de toute beauté. Horvat vit toujours, il a 89 ans et réside à Paris. Au début des années 1990, il a été le premier à travailler avec «Photoshop», ce qui, pour un photographe de métier, n’était pas évident.De Simenon à priori nulle trace. L’intéressé qui consulte le sommaire n’y trouvera que des textes, chapitres, écrits par le fameux Lindermohr, par exemple: «Le corps de la femme», «Suivez le guide», «Le Strip-Tease dans le monde», etc. Ce n’est que tout à la fin qu’on peut lire: «Les écrivains et la dénudation», sans citer de noms. En prenant la
peine de parcourir les textes, on trouve parmi ceux-ci: Georges Bataille, Claude Mauriac et… Georges Simenon. On y reprend, en effet, un extrait de son roman «Strip-Tease» paru aux Presses de la Cité au premier trimestre de 1958. Le texte est extrait du chapitre deux du roman, c'est-à-dire le moment où la jeune provinciale Maud Leroy, 19 ans, fait son premier strip-tease au nightclub «Le Monico». Ce passage commence comme suit: «Une longue, profonde inspiration. Un coup d’œil anxieux, peureux, dans le trou sombre qui l’entourait, et Maud glissait une main dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge. C'est à cet instant que Celita se mordit la lèvre…».  
En trouvant ce livre «J’aime le Strip-Tease», il n’est donc pas question de texte original, mais il est simplement amusant de constater que l’on peut découvrir du Simenon dans les ouvrages les plus inattendus 

Philippe Proost 

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