martedì 26 febbraio 2019

SIMENON SIMENON. SIMENON ET RAOUL MILLE

A propos d'un amateur de notre romancier 

SIMENON SIMENON. SIMENON E RAOUL MILLE 
A proposito di un appassionato del nostro romanziere 
SIMENON SIMENON. SIMENON AND RAOUL MILLE 
About a fan of our novelist 


Raoul Mille était un écrivain et journaliste français. Né à Paris en 1941, il vécut dès ses seize ans à Nice où il décida de vivre de sa plume. Il reçut le prix Interallié en 1987 et décéda le 12 juin 2012 à Nice, sa ville d’adoption. Parmi ses œuvreson peut citer : Léa ou l’Opéra sauvage (1984)Les Amants du paradis (1987), Père et Mère (1993 Prix Paul Léautaud) et Le Paradis des tempêtesen trois parties (1997, 1999 et 2001).
Ce qui est intéressant pour nous, c’est son activité de journaliste. Il fut d’abord chroniqueur, dans les années 1970, pour le mensuel L’Action Nice-Côte d’Azur, puis il devint journaliste pour le quotidien Nice Matin. Les sujets pour ses articles ne manquent pas quand on connaît la vie trépidante de Nice et de Cannes. Mais l’homme est surtout attiré par toute la Côte d’Azur, les paysages splendides, les palmiers, les pins parasol, les plages et les ports, mais plus encore par la faune de célébrités qui fréquentent ces lieux. Ainsi il a écrit des articles racontant la vie (parfois intime) de magiciens de mots et de rêves, tels Prévert, Cocteau, Gaston Leroux; ou les créateurs de couleur et de lumière, comme Dufy, Dunoyer de Segonzac; ou encore les célébrités : l’écuyère Edith Wharton, Marie Laure de Noailles, Churchill et Édouard VII. En plus de ceux qui précèdent, il faut citer les écrivains : Stevenson, Kessel et évidement Simenon, car Mille était un grand amateur de l’œuvre de Georges et même un grand connaisseur.  
Ceci est attesté par plusieurs articles, parus en 2003 lors du festival Simenon aux Sables-d’Olonne, alors que Raoul Mille faisait partie du jury du prix littéraire remis à l’occasion de ce festival. Parmi les membres du jury en 2003, on trouvait aussi Claude Chabrol, Pierre Granier-Deferre et Denys de la Patellière, ainsi que bien sûr le juge Didier Gallot, créateur du festival en 1999 et qui en assuma longtemps la présidence.  
Mille est pour sûr un journaliste simenonien ! En 2003, sa chronique paraît sous le titre «Ma Riviera», et ses articles sont rassemblés en trois volumes au titre – évident – de «Ma Riviera I, II et III». Dans ces articles, il raconte les personnages qui l’intéressent de par leur intelligence, leur savoir ou leur excentricitémais qui se meuvent toujours dans le cadre de son beau pays aux couleurs chaudes. Le samedi 25 janvier 2003, le journal Nice Matin annonce : « Demain dans Ma Riviera… Georges Simenon : Porquerolles un des hauts lieux de ma vie » et en effet le dimanche 26 janvier, paraît un long article sur une demi page du journal, portant le titre annoncé. Outre le texte, on y trouve la photo de Raoul Mille et on y voit aussi une photo de Georges et Tigy Simenon à Porquerolles. 
En guise d’entrée en matière, Mille a écrit un sous-titre : « Pour la première fois, le romancier, l’homme du Nord, découvre la Méditerranée et cette île lui semble être un paradis. ». Il est vrai que Simenon y vécut de longues périodes, que son fils Marc y vécut avec sa femme Mylène Demongeot, et que plusieurs de ses romans se situent à Porquerolles, tels Le Cercle des Mahé et Mon ami Maigret 
Mille décrit à merveille le premier moment de Simenon sur l’île : « L’Ile de Porquerolles
est toute vibrante de soleil en cet été de 1926. Le bateau qui assure la liaison entre Giens et l’île débarque quelques rares passagers. Parmi eux, deux femmes, un homme et un chien, Olaf. ». Le journaliste nous parle de Régine (que Simenon appelle Tigy) et d'une solide Normande que le romancier surnomme Boule. Plus loin, Mille explique le pourquoi de Porquerolles : « Tigy a vendu une toile (la seule de sa vie, dira plus tard Simenon) mille francs. Georges a alors consulté son Larousse à la recherche d’une île pour passer les vacances et en a trouvé une entre Hyères et Toulon : Porquerolles. ».  
L’article est à la fois intéressant et amusant et mérite d’être lu in extenso. Mais l’intérêt que Mille porte à l’écrivain ne s’arrête pas là, puisque une semaine plus tard, le 2 février 2003, parait un autre article concernant Simenon et la Côte d’Azur : « Georges Simenon entre le Cap d’Antibes et l’île de Porquerolles ». Mais ceci est pour une autre fois 

Philippe Proost 

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