venerdì 1 febbraio 2019

SIMENON SIMENON. COMMENT NE PAS OUBLIER MAIGRET….

Pourquoi Simenon a-t-il utilisé quelques-uns des collaborateurs du commissaire dans des romans hors de la saga ? 

SIMENON SIMENON. COME NON DIMENTICARE MAIGRET… 
Perché Simenon ha utilizzato alcuni dei collaboratori del commissario nei romanzi fuori della serie? 
SIMENON SIMENON. HOW TO NOT FORGET MAIGRET... 
Why did Simenon use some of the Chief Inspector's collaborators in novels out of the saga? 


Après avoir rédigé dix-huit romans mettant en scène son commissaire, Simenon alla trouver Fayard pour lui dire qu'il en avait assez de cette production «semi-littéraire», qu'il arrêtait la collection Maigret pour écrire ce qui lui plaisait. L'éditeur poussa évidemment les hauts cris, persuadé que le romancier allait à sa perte, mais il accepta néanmoins de publier les premiers romans «non-Maigret» que ce dernier avait écritsSimenon, quant à lui, tint parole, et après le dernier de la série, en 1934, le romancier laissa son héros de côté, poursuivit la rédaction d'autres romans, qu'il allait bientôt confier à un nouvel éditeur, Gallimard.  
On connaît la suite: six ans plus tard, Simenon revenait à Maigret et le faisait revivre dans un roman. Ou, pour être plus exact, entre temps, il l'avait retrouvé dans une série de nouvelles, destinées à des parutions dans des journaux. Maigret n'était donc pas tout à fait tombé aux oubliettes, même si le romancier devait considérer ces courts textes au mieux comme un délassement, au pis comme une bonne source de revenus en des temps difficiles… 
Quant à nous, nous sommes persuadés que Simenon nourrissait quelques regrets d'avoir abandonné le commissaire. Une preuve en est le plaisir manifeste du romancier à remettre en scène son héros, que l'on sent si bien à la lecture des romans Maigret publiés par Gallimard. Mais il y a plus. Nous pensons que le petit monde de Maigret a dû quelque peu manquer au romancier. En effet, si on regarde la liste des romans qu'il a écrits pendant la période où il n'y a pas eu de romans Maigret, on constate qu'ils se passent presque tous, à quelques scènes près, hors de Paris ou même de France. Ordans plusieurs d'entre eux, on retrouve des personnages dont le patronyme appartient incontestablement à l'univers maigretien.  
Lucas et Torrence étaient déjà apparus dans plusieurs romans sous pseudonymes, mais ce n'est pas de ceux-là que nous parlerons aujourd'hui. Dans ce cas-là, il s'agit en quelque sorte de la préhistoire de la saga, et ces personnages ont été esquissés au même titre que les personnages de policiers prédécesseurs de Maigret. Ce qui nous intéresse dans ce billet, ce sont ces «romans durs» écrits après la série Maigret chez Fayard, et dans lesquels on retrouve des personnages tels que Lucas, Janvier ou Torrence, mais qui n'appartiennent pas à la saga maigretienne, raison pour laquelle on a appelé ces romans des «semi-Maigret».  
Lucas apparaît en 1933 déjà comme inspecteur de police dans le roman Les Suicidés, puis dans Le Testament Donadieu, rédigé en 1936, dans lequel il est commissaire à la PJ. On le retrouve en commissaire en 1937 dans deux autres romans, Monsieur La Souris et L'Homme qui regardait passer les trains. Dans le premier de ces deux romans on trouve aussi Janvier en brigadier sous les ordres de Lucas. Enfin, Torrence, Janvier et Lucas apparaissent aussi dans des nouvelles du recueil Le Petit Docteur et dans celles deDossiers de l'Agence O 
Comment ne pas remarquer la présence de ces personnages dans des histoires où le commissaire n'apparaît pas ? On pourra nous rétorquer qu'un patronyme identique n'induit pas forcément une identité de personnage. Mais pourquoi alors, les Lucas, Janvier et Torrence qui sont présents dans ces romans sont eux aussi des policiers ? Il suffisait au romancier de leur trouver un autre nom, à piocher parmi ses nombreuses listes à disposition…  
C'est pour cela que nous pensons que le romancier, peut-être malgré lui, ne pouvait pas oublier le petit univers qu'il avait créé autour du commissaire, et que, malgré son serment de ne pas le remettre en scène dans un roman, des bouffées de nostalgie devaient lui être venues, et qu'en attendant de le retrouver vraiment et autrement que dans des nouvelles, il reconstruisait petit à petit une nouvelle approche de son personnage… 

Murielle Wenger 

2 commenti:

Andrea Franco ha detto...

I Lucas,Torrence e Janvier di questi romanzi sono tratteggiati molto poco.sembrano più che altro funzionari cui viene dato un nome tanto per specifarne un'identità.tuttavia, se si guarda al lato "romantico",oggi verrebbero chiamati spin-off di maigret in quanto il loro nome inevitabilmente richiama alla memoria le inchieste del commissario.

Andrea Franco ha detto...

Discorso a parte merita il Torrence dei dossiers del agenzia O in cui è uno dei protagonisti principali ma la sua descrizione sembra più quella della caricatura di un investigatore(in racconti dal taglio ironico molto ben riusciti)