sabato 1 aprile 2017

SIMENON SIMENON. UN AMOUR SECRET DE SIMENON

"Mme Maigret" a-t-elle été la maîtresse de Georges ? Une lettre inédite semble le prouver… 

SIMENON SIMENON. UN AMORE SEGRETO DI SIMENON 
"Mme Maigret" era l'amante di Georges ? Una lettera inedita sembra lo dimostrare... 
SIMENON SIMENON. SIMENON'S SECRET LOVE AFFAIR 
Was "Mme Maigret" Georges's mistress? An unpublished letter seems to prove it 

La vie de Simenon est loin d'être une existence transparente, et les chercheurs savent bien qu'il y a des zones grises encore peu éclairées. Nous vous en apportons une preuve aujourd'hui. Simenon Simenon a la chance d'avoir été mis au courant d'une histoire toute récente, corroborée par des éléments concrets, grâce à la découverte fortuite d'un étudiant en Lettres de la Sorbonne. Celui-ci a demandé à garder l'anonymat, car il aimerait écrire son mémoire de licence sur ce sujet, et ne voudrait pas que celui-ci soit connu avant la fin de ses recherches. Cependant, grâce à un ami commun, Simenon Simenon est en mesure de vous donner, avec son accord, la primeur de sa découverte.
Notre étudiant, que nous désignerons par les initiales R.d.T., effectue donc des recherches sur la période pré-Maigret de Simenon. Il s'est rendu Place des Vosges, pour tenter de trouver de nouvelles pistes, peut-être des renseignements inédits sur Simenon. Il avait eu connaissance des recherches de Pierre Assouline et Michel Carly sur l'existence d'un certain Paul Maigret, qui habitait le même immeuble que Simenon sur la Place des Vosges, à la fin des années '20. Ce Paul Maigret, qui travaillait comme médecin-chercheur dans les laboratoires Hoffmann-Laroche, situés aussi au 21 de la Place des Vosges, était marié et avait deux enfants.  
R.d.T, a continué ces recherches, et il a appris que la femme de ce Paul Maigret, prénommée Françoise Juliette, était née en 1892, et que la famille de sa mère était originaire de Mulhouse. Voulant en savoir un peu plus, il a rendu visite à une vieille dame dont les parents géraient, dans les années '20, un commerce de vin sous les arcades de la Place des Vosges. A la mort de ses parents, la vieille dame a hérité de la boutique, et elle a raconté à notre étudiant que son père louait le sous-sol à un certain Joseph, surnommé "le Pouilleux". Ce Joseph avait son magasin d'antiquités à côté du commerce de vin, et il entreposait dans le sous-sol les objets plus ou moins invendables. A la mort du "Pouilleux", son magasin fut fermé, mais on ne débarrassa pas le sous-sol. La propriétaire n'eut pas le courage de s'en occuper, l'endroit étant d'accès peu pratique, et d'aucune utilité.  
Très curieux, et peut-être avec un peu d'intuition, R.d.T. a demandé à la vieille dame la permission d'aller visiter ce sous-sol. Il y a passé une semaine à fouiller parmi les vieux objets, et il a finalement découvert, outre quelques journaux de l'époque, et des manuscrits devenus illisibles, une vieille serviette de cuir.  
La serviette contenait des lettres, mais l'humidité et la moisissure avaient détruit une grande partie des feuillets et effacé l'encre du texte. Mais, par chance, dans une poche intérieure de cette serviette, il a trouvé une lettre bien protégée dans une boîte cartonnée encore en bon état. Une lettre qui a immédiatement attiré son attention: en effet, l'enveloppe portait la mention de "Monsieur Georges Simenon, 21 Place des Vosges", et au dos, l'expéditeur était une certaine "Juliette Maigret". R.d.T. a ouvert l'enveloppe, dans laquelle se trouvait la photographie d'une jeune femme d'une trentaine d'années, plutôt boulotte, aux cheveux blonds et frisés. La lettre commençait par ces mots: "Mon chéri", et elle portait la signature "Ta Juliette pour toujours".  
Notre étudiant en a parlé à un ami suisse, qui se trouve en ce moment à Paris pour préparer son doctorat en économie, et qui fait partie de l'Association des Amis de Simenon, pour lui demander s'il était au courant d'une liaison entre Simenon et la femme de son voisin de la Place des Vosges. Cet ami lui a dit que personne, parmi les chercheurs, n'avait jamais entendu parler de cette histoire. Or, il se trouve que cet étudiant en économie connaît l'un de nos contributeurs à Simenon-Simenon, et il nous a contactés, avec l'accord de son ami étudiant, pour nous proposer de publier cette lettre, de sorte que quelqu'un parmi les simenoniens pourra peut-être nous apporter quelques éclaircissements. Voilà comment nous sommes en possession de cette lettre, dont nous vous présentons le texte ci-dessous, accompagné d'un fac-similé de celle-ci.  
Comme vous le verrez d'après le texte de la lettre, il semble qu'il y ait eu une relation passionnée entre cette Juliette Maigret et Simenon, et on en vient à se demander, en voyant le nom de la jeune femme, et en connaissant la description de son physique, si finalement, ce n'est pas elle qui fut l'inspiratrice de Simenon pour créer le personnage de Mme Maigret… 
On espère que notre étudiant, que nous remercions de nous avoir autorisé à publier ce document, trouvera encore d'autres renseignements sur cette histoire, et sur les circonstances qui ont conduit à leur rupture, et pourquoi Simenon n'a jamais fait aucune allusion à cette liaison

by Simenon Simenon


La lettre de Juliette Maigret retrouvée par R.d.T.
                              Paris, le 20 février 1929
 Mon chéri,

Je suis désespérée. Ta lettre m'a causé un chagrin immense. Mais je sais que j'ai 37 ans, et à côté de toi, j'aurai bientôt l'air d'une vieille femme. J'ai bien senti, à notre dernière rencontre, que tu n'étais plus le même…
Je n'ose même pas être jalouse: les occasions ne manquent pas autour de toi, et je suis bien placée pour savoir combien tu es séduisant. N'ai-je pas succombé moi-même ?
Mais je me tais. Cela fait trop mal de remuer ces souvenirs. Je ne vais pas me plaindre. J'aurai eu quelques années de vrai bonheur.
Je serai en pensée à chaque instant avec toi, et je te quitte en espérant que, peut-être, un jour, tu auras plaisir à retrouver, même si ce n'est que pour un moment, celle qui reste

                               Ta Juliette pour toujours

1 commento:

Andrea Franco ha detto...

occhio alla data:)